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Les États-Unis ont l'appui de 45 pays, selon Powell

Mise à jour le mardi 18 mars 2003, 17 h 23 .

Le secrétaire d'État américain Colin Powell a assuré que les États-Unis avaient le soutien de 45 pays. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a indiqué pour sa part que les États-Unis que les troupes de la coalition entreront en Irak pour désarmer ce pays même si Saddam Hussein s'en va. Il a ajouté qu'en cas de refus du président irakien de quitter son pays, cette intervention pourrait avoir lieu avant la fin de l'ultimatum de 48 heures lancé lundi soir par le président George Bush.

L'aide des pays de la coalition

L'appui des pays qui se sont rangés derrière les États-Unis se traduit par une aide qui peut aller du droit d'utilisation de leur espace aérien à l'envoi de troupes en vue d'une guerre.

  • La GRANDE-BRETAGNE: principal allié de Washington, Londres a envoyé ou promis 45 000 militaires en plus d'avions et de bateaux de combat. Mais le gouvernement Blair subit d'importants revers avec la démission successive de trois de ses ministres.
  • L'ESPAGNE: autre allié majeur du tandem américano-britannique, Madrid a promis de mettre à disposition ses bases de l'OTAN en vue d'une attaque en Irak.
  • La BULGARIE: reculant devant une participation directe à une action armée, Sofia a accordé un soutien logistique en ouvrant son espace aérien et en servant de base de ravitaillement pour les avions américains. Elle a aussi envoyé des spécialistes en décontamination chimique et biologique.
  • L'AUSTRALIE a déjà déployé 2000 hommes, 14 chasseurs et trois bâtiments de guerre dans le Golfe.
  • Le DANEMARK vient d'obtenir l'aval du parlement pour s'engager dans une opération militaire - encore à préciser - auprès des États-Unis.
  • La LETTONIE dépose une demande d'autorisation à son parlement en vue de dépêcher quelques troupes en Irak.
  • La POLOGNE a autorisé lundi l'envoi de 200 soldats.


  • Rôle des autres pays de la coalition

  • ALBANIE: a offert d'envoyer des troupes, dans un geste d'appui symbolique.
  • ARABIE SAOUDITE: offre la base aérienne du Prince Sultan pour voir à l'application d'une zone d'exclusion aérienne dans le sud de l'Irak.
  • BAHREÏN: servira de base au 5e régiment de l'armée américaine.
  • CROATIE: mettra son espace aérien et ses aéroports à la disposition des avions civils de la coalition.
  • DANEMARK: a indiqué, sans autre précision, vouloir se joindre à la coalition contre l'Irak et s'apprête à rechercher à cet effet une majorité au Parlement.
  • ÉMIRATS ARABES UNIS: ont accueilli environ 3000 troupes de la coalition et servent de base de surveillance et de ravitaillement aérien.
  • HONGRIE: abrite une base où des exilés irakiens s'entraînent à préparer l'Irak d'après Saddam.
  • ITALIE: a offert une aide logistique ainsi que l'utilisation de ses bases militaires et de ses installations portuaires en vertu de ses engagements précédents avec l'OTAN.
  • JORDANIE: a ouvert son espace aérien aux avions de la coalition et accueille des troupes américaines destinées à mener des opérations de sauvetage dans l'ouest de l'Irak et à gérer le système de défense antimissile Patriot.


  • KOWEÏT: abrite des forces de la coalition en vue d'une invasion.
  • OMAN: offre une base pour les avions américains ayant servi en Afghanistan, mais ne veut pas jouer un rôle dans une éventuelle guerre.
  • QATAR: abrite une base mobile du Centre de commande américain et a permis à Washington d'élargir son champ de bataille aérien.
  • RÉPUBLIQUE TCHÈQUE: sans s'engager littéralement dans une action armée, a envoyé des spécialistes en armes chimiques.
  • ROUMANIE: a offert son espace aérien ainsi qu'une base pour les avions de guerre, et a envoyé des médecins, des ingénieurs, une police militaire et des troupes spécialisées en décontamination chimique.
  • SLOVAQUIE: a envoyé des experts en décontamination chimique.
  • TURQUIE: accueille des avions qui veilleront à l'application d'une zone d'exclusion aérienne dans le nord de l'Irak. Bien qu'il ait rejeté la motion permettant le déploiement de troupes américaines et l'utilisation de sa zone aérienne, le parlement turc se réunissait mardi pour discuter une nouvelle résolution à cet effet. Un vote pourrait avoir lieu mercredi.
  • UKRAINE: a accepté d'envoyer des experts en armes chimiques et nucléaires.


  • Appuis politiques

    Le Japon et Taïwan ont donné leur appui politique à l'ultimatum lancé par George Bush lundi. Le département d'État américain rapporte que l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, la Colombie, la Corée du Sud, l'Erythrée, l'Ethiopie, la Géorgie, la Lituanie, la Macédoine, le Nicaragua, l'Ouzbékistan, les Pays-Bas, les Philippines et le Salvador soutiennent également les États-Unis.

    Jusqu'ici, les Américains ont déployé, dans la région du Golfe et alentour, 255 000 hommes appuyés par plus de 700 avions, des hélicoptères, des navires et des chars.

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