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Washington met fin à la diplomatie

Mise à jour le lundi 17 mars 2003, 18 h 39 .

Jeremy Quentin Greenstock, ambassadeur de la Grande-Bretagne aux Nations unies
Les États-Unis, l'Espagne et la Grande-Bretagne retirent officiellement leur projet de résolution devant le Conseil de sécurité des Nations unies qui aurait donné le feu vert à une guerre en Irak.

L'ambassadeur britannique à l'ONU a carrément blâmé la France à qui il reproche d'avoir rejeté les derniers compromis de son gouvernement avant même Saddam Hussein.

L'ambassadeur des États-Unis à l'ONU a déclaré que le vote ultime des Nations unies était secondaire, que la résolution 1441 était très claire. «L'Irak ne s'est pas désarmé et est en violation patente de la résolution». De son côté, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a déclaré que «la fenêtre diplomatique est désormais fermée».

Le président Bush s'adressera ce soir à la nation américaine et au monde, a annoncé la Maison-Blanche. Il demandera à Saddam Hussein de quitter l'Irak afin d'éviter une guerre. L'annonce a été faite tout de suite après les déclarations des ambassadeurs américain, britannique et espagnol à l'ONU.

À Bagdad, pour la toute première fois, Saddam Hussein a admis en personne que son pays avait déjà possédé des armes de destruction massive, mais que ce n'était plus le cas. Le maître de Bagdad a affirmé avoir une volonté réelle d'éliminer ces armes dans la région et partout dans le monde.

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