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George Bush annonce pour aujourd'hui «un moment de vérité»

Mise à jour le lundi 17 mars 2003, 0 h 26 .

Le président des États-Unis, George W. Bush, a affirmé dimanche qu'une décision serait prise lundi quant à la poursuite du processus diplomatique pour régler la crise irakienne.

«Lundi est le jour où l'on saura si une solution diplomatique est encore possible pour l'Irak», a déclaré le président américain dans une conférence de presse après un sommet-éclair aux Açores avec le premier ministre britannique Tony Blair et le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar. «Le monde est devant des journées cruciales (...) demain sera le moment de vérité», a dit M. Bush.

«Nous espérons que l'ONU fera son travail», a-t-il encore lancé, dans une allusion aux consultations prévues lundi à huis clos au Conseil de sécurité. Le chef de la Maison-Blanche a par ailleurs reproché à la France d'avoir déjà montré ses cartes.

De son côté, Tony Blair a prôné «un ultimatum clair menaçant de l'usage de la force», pour contraindre l'Irak à se désarmer.



Il a lancé un «ultime appel» à la communauté internationale pour envoyer un ultimatum autorisant le recours à la force si le régime irakien refuse de se désarmer.

La communauté internationale est profondément divisée sur la nécessité d'une guerre contre l'Irak. La France, la Russie et l'Allemagne sont favorables à un désarmement pacifique de l'Irak, et Paris et Moscou ont indiqué qu'ils mettraient leur veto à l'ONU pour empêcher une résolution ouvrant la voie à la guerre.

Au cours de leur sommet, MM. Bush, Blair et Aznar ont également évoqué le problème du Proche-Orient. Ils ont indiqué s'être mis d'accord pour renforcer leur engagement dans le processus de paix au Proche-Orient.

Plus tôt, dimanche, le vice-président des États-Unis, Dick Cheney, et le secrétaire d'État, Colin Powell, auront passablement refroidi le camp de la paix par leurs déclarations à la télévision.

M. Powell a dit qu'une deuxième résolution n'était pas nécessaire et qu'il ne voyait même pas la nécessité de tenir une nouvelle réunion du Conseil de sécurité.

M. Cheney, lui, a dit qu'on était proche de la fin des efforts diplomatiques et qu'on avait fait pas mal tout ce qu'il est possible de faire.

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