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Sommet du «clan de la guerre» dimanche aux Açores

Mise à jour le vendredi 14 mars 2003, 23 h 15 .

George Bush (à droite) et son fidèle allié Tony Blair
Le président américain, George W. Bush, le premier ministre britannique, Tony Blair, et le chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, vont tenir un sommet dimanche dans l'archipel portugais des Açores. Le sommet aura lieu sur la base militaire de Lajes, sur l'île de Terceira. Le premier ministre portugais, José Manuel Durao Barroso, sera également présent.

Le président français Jacques Chirac a pour sa part offert au premier ministre britannique, Tony Blair, de «travailler ensemble sur le désarmement de l'Irak». M. Chirac s'est dit prêt à raccourcir le délai prévu pour le désarmement de l'Irak mais il refuse toujours d'accepter que l'ONU pose un ultimatum à Saddam Hussein.Extrait vidéoExtrait audio

Le Chili fait une proposition

Au Conseil de sécurité, c'est le flou total concernant la résolution américano-britannique qui est à l'étude depuis des jours par les 15 pays membres. Les consultations à huis clos pour arriver à un compromis ont été suspendues jeudi et on ignore si elles vont reprendre. On ne sait pas non plus s'il y aura un vote sur la résolution. Vendredi matin, la Maison-Blanche a répété qu'elle tenait à ce qu'il y ait un vote sur la résolution, même si elle ne devait pas être approuvée.

Les ambassadeurs des six pays membres du Conseil de sécurité classés dans le camp des indécis (Chili, Pakistan, Guinée, Cameroun, Angola, Mexique) sont en train de travailler avec le Canada à un nouveau projet de résolution qui pourrait être acceptable pour tous les membres. Le président chilien, Ricardo Lagos, a proposé d'accorder un «délai raisonnable de trois semaines» à l'Irak pour qu'il se conforme à ses obligations en matière de désarmement. Cette proposition, qui n'est encore qu'un document de travail, ne prévoit pas de recours à la force.

Le plan de Santiago distingue cinq «conditions fondamentales» garantissant le désarmement effectif de l'Irak.

  • Bagdad devrait permettre à une trentaine de scientifiques et à leur famille d'être interrogés à l'étranger par des inspecteurs;
  • apporter la preuve de la destruction de toutes ses bombes au gaz moutarde;
  • clarifier le sort des 10 000 litres de bacille du charbon disparus;
  • détruire tous ses missiles Al-Samoud II;
  • prouver l'absence de système d'armes contrôlés à distance.


  • Les États-Unis ont immédiatement rejeté ce plan, jugeant qu'il ressemblait aux précédentes propositions en faveur d'un délai d'un mois. M. Lagos a néanmoins demandé au président Bush, au premier ministre Blair et au chef du gouvernement Aznar d'étudier cette offre de compromis lors de leur sommet de dimanche, aux Açores.

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