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Le Canada revient à la charge avec une nouvelle proposition

Mise à jour le mardi 11 mars 2003, 23 h 39 .

Paul Heinbecker
L'ambassadeur du Canada à l'ONU, Paul Heinbecker, a présenté mardi une nouvelle proposition pour le désarmement de l'Irak, à l'occasion d'une séance ouverte du Conseil de sécurité.

Le Canada propose désormais que l'ONU fixe une échéance de trois semaines pour le désarmement de l'Irak mais que ce délai puisse être prolongé si le régime de Saddam Hussein se conforme aux exigences des Nations unies. La proposition canadienne stipule tout de même que le Conseil de sécurité devrait autoriser le recours à la force si l'Irak ne se plie pas aux résolutions de l'ONU.

M. Heinbecker a ainsi réitéré la position adoptée au cours du week-end par le premier ministre. Pour l'essentiel, Jean Chrétien a déclaré que l'Irak ne représentait plus une menace et que «s'il coopère, son désarmement peut être obtenu sans qu'un coup de feu ne soit tiré».

Le Canada, qui n'est pas membre du Conseil de sécurité, a soumis cette proposition révisée après avoir constaté l'intérêt suscité par sa proposition antérieure. Le mois dernier, Ottawa a proposé que l'Irak désarme jusqu'au 28 mars, sous peine de s'exposer à une offensive militaire.

L'idée a rapidement été rejetée par les États-Unis, qui préconisent une action plus hâtive. La France, la Russie et l'Allemagne ont aussi écarté cette date-butoir, affirmant qu'il faudrait laisser plus de temps pour trouver une solution.

Mardi soir, il n'y avait pas de réactions à la nouvelle proposition canadienne.

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