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Tony Blair ne lâche pas

Mise à jour le mercredi 12 mars 2003, 14 h 26 .

Le premier ministre britannique Tony Blair, dont la campagne contre le président irakien Saddam Hussein s'est transformée en lutte pour sa propre survie politique, a une nouvelle fois été interpellé par les députés mercredi.

Une majorité de l'opinion publique britannique et une bonne partie de la classe politique, y compris une influente ministre qui a menacé de démissionner, sont hostiles à la participation britannique à une guerre sans le feu vert de l'ONU.

Malgré tout, le gouvernement de Tony Blair soutient qu'il va continuer à appuyer les États-Unis, comme il le fait depuis le début de la crise avec l'Irak.

Mardi, la mission britannique à l'ONU a assuré qu'il y avait «une coopération totale» entre Londres et Washington.



Donald Rumsfeld (archives)
Cette déclaration était une réponse au secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, qui avait froissé la susceptibilité de Tony Blair en évoquant la possibilité que les États-Unis entrent en guerre sans les Britanniques, compte tenu de l'opposition à laquelle est confronté le premier ministre.

M. Rumsfeld a alors fait publier une mise au point mardi soir pour corriger l'impression laissée par ses propos.

Il a affirmé, dans un communiqué, n'avoir «aucun doute quant au plein soutien du Royaume-Uni aux efforts de la communauté internationale pour désarmer l'Irak».

Londres a promis de déployer 42 000 militaires en vue d'un conflit contre l'Irak mais, pour l'heure, seuls 25 000 Britanniques sont dans la région du Golfe, contre 225 000 Américains.

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