Les tractations se poursuivent au Conseil de sécurité Mise à jour le mardi 11 mars 2003, 23 h 41 .  | | Il faut neuf voix sur 15 et aucun veto pour qu'une résolution soit adoptée par le Conseil de sécurité | Le débat public du Conseil de sécurité sur l'Irak pourrait se poursuivre mercredi. Ce débat reporte jusqu'à jeudi au moins un vote sur la résolution américano-britannique qui autoriserait le recours à la force contre le régime de Bagdad. En attendant, le président américain, George Bush et son chef de la diplomatie, Colin Powell, multiplient les entretiens téléphoniques pour tenter de recueillir les neuf voix nécessaires à l'adoption de leur résolution.
 | | Vladimir Poutine et Jacques Chirac prêts à opposer un veto | Washington et Londres demandent également aux Français et aux Russes de ne pas utiliser leur droit de veto, comme ils menacent de le faire pour contrer une résolution sous forme d'ultimatum qui autoriserait un recours à la force contre l'Irak. Seuls les Britanniques cependant semblent prêts à faire des concessions pour convaincre la France et la Russie. Les premières fissures sont en effet apparues dans le camp de la guerre: les États-Unis semblent déterminés à attaquer l'Irak s'il n'a pas désarmé le 17 mars, tandis que la Grande-Bretagne serait prête à accorder un délai supplémentaire à Saddam Hussein. Selon des sources onusiennes, l'ambassadeur britannique à l'ONU Jeremy Greenstock parle d'imposer un calendrier de tâches à l'Irak pour lui permettre de prouver sa bonne volonté à désarmer. Le représentant de Londres a également indiqué mardi que l'échéance du 17 mars pourrait être repoussée jusqu'à la fin du mois.
Les indécis
Ces concessions ne sont cependant pas suffisantes pour les six membres indécis du Conseil de sécurité (Angola, Cameroun, Chili, Guinée, Mexique, Pakistan) qui ont proposé de donner 45 jours à l'Irak pour remplir ses engagements en matière de désarmement. Cette demande a été formulée mardi matin par l'ambassadeur du Cameroun à l'ONU, Martin Belinga-Eboutou.
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