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Conseil de sécurité : Colin Powell optimiste

Mise à jour le lundi 10 mars 2003, 5 h 14 .

Selon le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, il y a une forte chance que les États-Unis obtiennent de 9 à 10 votes sur 15 au Conseil de sécurité de l'ONU en faveur de la résolution ouvrant la voie à une guerre contre l'Irak. Dans une entrevue au réseau NBC, Colin Powell s'est dit encouragé par les discussions en cours.

Le Conseil devrait voter cette semaine, peut-être aussi tôt que mardi, sur la proposition présentée par Washington, Londres et Madrid qui fixe au 17 mars un ultimatum à l'Irak pour se conformer pleinement et sans équivoque à l'esprit et à la lettre de la résolution 1441.

Le secrétaire d'État a affirmé que le temps était presque épuisé pour Saddam Hussein s'il voulait éviter la guerre. «Le temps s'épuise et quand le temps sera passé, alors le régime (irakien) devra être changé», a-t-il dit. La France et la Russie pourraient toutefois exercer leur droit de véto.

M. Powell a toutefois admis que les présidents russe Vladimir Poutine et américain George W. Bush, qui «ont eu de bonnes conversations», avaient «des points de vues forts et différents».

Moscou ne bronche pas

Dimanche, un haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Iouri Fedotov, a accusé, sur la chaîne NTV, les États-Unis de remonter sans cesse la barre et de changer «les règles du jeu», évoquant le fait que Washington menace de déclencher une guerre malgré l'annonce de progrès dans les inspections.

Maintenant, alors que le désarmement est en cours, «on dit à l'Irak que ce n'est toujours pas assez et que (...) la preuve doit être donnée que l'Irak le fait avec enthousiasme. Peut-on mesurer l'enthousiasme?», a encore ironisé le diplomate.

À Bagdad

En Irak, le président Saddam Hussein, a salué dimanche les efforts déployés par ses responsables militaires pour «renforcer les capacités de combat» des Irakiens, rapporte l'agence officielle Ina.

Le président de l'Irak a fait ces déclarations alors qu'il présidait une réunion à laquelle ont notamment participé ses deux fils, Qoussaï et Oudaï, qui dirigent les unités d'élite du régime et le corps paramilitaire des «Fedayin de Saddam», ainsi que les ministres de l'Industrialisation militaire Abdeltawab al-Mollah Howeish et de la Défense Sultan Hachem Ahmed.

Cette réunion intervient alors que les craintes d'un déclenchement imminent des hostilités se sont accrues après une mise en demeure claire des États-Unis à l'Irak pour prouver qu'il a renoncé à se doter d'armes de destruction massive.

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