Évacuation de civils à la frontière Irak/Koweït Mise à jour le samedi 8 mars 2003, 16 h 51 . Selon l'agence Reuter, les militaires de la Mission d'observation des Nations unies pour l'Irak et le Koweit (MONUIK) ont annoncé qu'ils procédaient à l'évacuation des quelques 230 membres du personnel civil vivant le long de la frontière entre ces deux pays. Le porte-parole de la Mission a affirmé qu'il s'agissait de garantir la sécurité de ses membres en cas d'attaque américaine contre l'Irak. Les 195 observateurs militaires et l'unité de soutien de 775 hommes d'origine bangladaise que compte également la MONUIK resteront pour leur part sur place.
Violations américaines de la zone
La région frontalière, qui s'étend sur près de 200 kilomètres, est une zone démilitarisée depuis la guerre du Golfe de 1991. Les dirigeants de la force de maintien de la paix des Nations unies qui veillent à sa surveillance estiment que les États-Unis pourraient avoir violé à plusieurs reprises les lois internationales régissant cette zone.
Les casques bleus signalent en effet que plusieurs infractions, impliquant des militaires américains, sont survenues depuis le quatre mars et ont été rapportées au Conseil de sécurité de l'ONU, qui doit en disposer. Ils indiquent notamment que des soldats américains ont été surpris en train de couper une clôture électrifiée dans cette zone. Ils rapportent également la présence de personnes armées, habillées en civil, circulant en véhicules tout terrain et qui se sont identifiées comme étant des militaires américains lors du contrôle de leur identité par les casques bleus.
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