Grande-Bretagne : la résolution peut être amendée Mise à jour le jeudi 6 mars 2003, 22 h 45 .  | | Jack Straw | Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, s'est dit prêt à accepter des amendements au projet de seconde résolution sur l'Irak, déposé par Londres, Washington et Madrid, et qui prévoit le recours à la force contre Bagdad. La Grande-Bretagne aligne ainsi sa position sur celle des Américains, énoncée quelques heures plus tôt par le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer. Jack Straw, venu au siège des Nations unies pour assister vendredi au rapport du chef inspecteur Hans Blix, ouvre ainsi la porte aux négociations qui suivront le dépôt du rapport d'étape.
Seul objectif de Londres : le désarmement de l'Irak
Jack Straw n'a pas précisé la nature des amendements acceptables pour Londres. Mais il a rappelé l'objectif principal assigné par la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l'ONU et poursuivi par la Grande-Bretagne dans la crise : désarmer l'Irak. Il a précisé que cet objectif restait le seul, et que le but de son pays n'était pas de renverser le président irakien : «Si l'Irak se conforme à ses obligations, nous aceptons le maintien au pouvoir de Saddam Hussein». Jack Straw a cependant répété que Bagdad ne se pliait pas à ses obligations en matière de désarmement et que l'Irak possédait toujours des armes biologiques interdites.
Sortir de l'impasse au Conseil de sécurité
En ouvrant la voie à de nouvelles négociations et aux propositions des autres membres du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne fait un pas pour sortir de l'impasse diplomatique née dans le sillage du second projet de résolution. Des sources diplomatiques estiment que la Grande-Bretagne pourrait proposer elle-même un amendement à ce projet de seconde résolution, dans le but d'obtenir un consensus au Conseil de sécurité de l'ONU. Le texte offrirait un dernière chance à Saddam Hussein de détruire ses armes prohibées. L'Irak se verrait imposer une date limite pour désarmer et devrait rencontrer des objectifs précis d'ici là.
À Londres, on refuse de dire qu'il s'agit d'un compromis pour rallier les pays en faveur de la poursuite des inspections. La proposition ressemble cependant à celle que le Canada essaie de vendre depuis quelques jours.
Les États-Unis assouplissent également leur position
 | | Le Conseil de sécurité de l'ONU | Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, avait déjà déclaré de son côté qu'il n'y avait rien dans le projet de résolution américain à l'étude au Conseil de sécurité qui ne puisse être modifié. Il a ajouté que les consultations se poursuivent avec les pays membres.
La deuxième résolution anglo-américaine sur l'Irak qui autoriserait le recours à la force pour désarmer Saddam Hussein, se heurte actuellement à l'opposition d'une majorité des pays membres du Conseil de sécurité. Il semble de plus en plus certain qu'elle ne recueillera pas les voix des neuf pays nécessaires à son adoption.
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