L'armée n'attend que le signal de George Bush Mise à jour le mardi 4 mars 2003, 22 h 58 .  | | Des soldats américains au Koweït (archives) | Les États-Unis ont jusqu'à présent déployé 230 000 militaires aux portes de l'Irak. Plus de la moitié d'entre eux sont stationnés au Koweït, d'où partirait une offensive majeure en cas de guerre. Les autres se trouvent à bord de navires de guerre dans le golfe Persique et en Méditerranée orientale, ainsi qu'au Qatar et en Arabie saoudite.
Le Pentagone a par ailleurs annoncé mardi que 60 000 autres soldats avaient été mobilisés. Leur déploiement dans la région n'est cependant pas prévu avant plusieurs semaines. La veille, le porte-avions USS Nimitz a appareillé de la côte ouest américaine pour le Golfe, où il se joindra aux autres bâtiments de même type.
Le refus samedi du Parlement turc d'autoriser le transit en Turquie de 62 000 militaires américains compromet la stratégie de Washington de deuxième front en Irak, même si le Pentagone envisage l'envoi de forces aéroportées d'infanterie légère dans le nord irakien. L'alternative consisterait, selon les experts, à envoyer des forces aéroportées pour «stabiliser» les zones kurdes et prendre le contrôle des champs pétroliers et de sites stratégiques. Malgré les retards dans les transports et déploiements, le Pentagone se dit déjà prêt au combat sur plusieurs axes et n'attend plus qu'un feu vert du président Bush.
 | | Richard Myers (archives) | «Il faut que les Américains comprennent que si l'armée reçoit l'ordre d'entrer en Irak, ce sera la guerre et que cette guerre sera très dangereuse et sale et qu'il y aura des pertes», a averti mardi soir le chef d'état-major de l'armée, le général Richard Myers.
Durant la guerre du Golfe en 1991, les forces américaines avaient perdu 250 hommes.
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