Le Canada continue à promouvoir la troisième voie Mise à jour le mardi 4 mars 2003, 6 h 45 .  | | L'ambassadeur canadien à l'ONU, Paul Heinbecker | Le Canada affirme que sa proposition de compromis dans le dossier irakien a obtenu un accueil favorable de la part des dix membres non-permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. L'ambassadeur canadien à l'ONU, Paul Heinbecker, l'a présenté, lundi soir, à ses homologues, à l'occasion d'une réunion informelle de deux heures à New York. Le Chili et le Mexique ont exprimé leur intérêt pour le plan canadien. Sept autres pays favorisent l'idée d'un compromis, selon un porte-parole du premier ministre Chrétien. Une nouvelle réunion doit se tenir d'ici une semaine.
Le Canada propose d'accorder un délai d'un mois au régime irakien pour qu'il fasse la preuve de sa pleine coopération en matière de désarmement, à défaut de quoi le Conseil de sécurité pourrait décider d'utiliser la force.
Le gouvernement canadien veut encourager les membres non-permanents du Conseil de sécurité à choisir cette troisième voie, qui se situe entre le projet de résolution américano-britannique, qui permettrait de partir rapidement en guerre contre l'Irak, et le mémorandum germano-franco-russe qui prône la poursuite des inspections.
Pendant ce temps, les États-Unis maintiennent leur pression pour obtenir l'approbation de leur projet de résolution. Le secrétaire d'État, Colin Powell, a eu au cours du week-end des entretiens téléphoniques avec des alliés des États-Unis au Conseil de sécurité, comme les chefs de la diplomatie britannique, Jack Straw, et espagnole, Ana Palacio. Il a également discuté avec le président pakistanais, Pervez Musharraf, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Le porte-parole du département d'État, Richard Boucher, a confirmé que Washington envisageait toujours de soumettre ce projet de résolution au vote peu après un exposé en fin de semaine au Conseil de sécurité des inspecteurs en désarmement de l'ONU. Ce texte, présenté au début de la semaine dernière, doit obtenir neuf voix sur 15 et n'être frappé d'aucun veto des cinq membres permanents du Conseil (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) pour être adopté. Six membres non permanents - Guinée, Cameroun, Angola, Chili, Mexique et Pakistan - sont considérés comme encore indécis et pourraient faire pencher la balance de manière décisive dans un sens ou dans l'autre.

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