Moscou et Sofia campent sur leurs positions Mise à jour le dimanche 2 mars 2003, 18 h 38 . Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a refusé qu'un pays dicte aux autres ses idées de justice, en faisant allusion à la position américaine contre l'Irak, selon la radio nationale bulgare. À la suite d'une rencontre à Sofia avec le président de la Bulgarie, Gueorgui Parvanov, M. Poutine a déclaré: «nous comptons que tous les acteurs sur l'arène internationale se rendront compte des conséquences négatives possibles de rapports internationaux où un pays dicte ses idées de droit et de justice».
M. Poutine a, par ailleurs, reconnu ne pas avoir rallié à ses vues la Bulgarie, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, sur la crise en Irak: «Les positions de la Russie et de la Bulgarie ne coïncident pas entièrement», a déclaré M. Poutine après un entretien avec son homologue.
Le ministre bulgare des Affaires étrangères, Solomon Passi, a assuré pour sa part que M. Poutine n'avait pas essayé de faire pression sur ses interlocuteurs. «La partie russe respecte la position de chaque membre du Conseil de sécurité de l'ONU, qu'elle coïncide ou non avec la sienne», a-t-il déclaré après un déjeuner de M. Poutine avec le premier ministre, Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha.
Le président russe est opposé à la guerre contre l'Irak et demande la poursuite des inspections en désarmement. Les États-Unis ont déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité ouvrant la voie au recours à la force contre Bagdad. La Bulgarie penche pour la position des États-Unis. Elle leur a ouvert une base pour les ravitaillements en vol en cas d'opération contre l'Irak.
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