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La proposition canadienne a du plomb dans l'aile

Mise à jour le jeudi 27 février 2003, 7 h 09 .

Les États-Unis et l'Allemagne ont rejeté le compromis suggéré par le Canada au Conseil de sécurité dans le dossier irakien. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a indiqué que le président Bush ne jugeait pas approprié d'imposer une date butoir pour le désarmement irakien. De son côté, le chancelier allemand, Gerhard Schroeder, lors d'un entretien téléphonique avec le premier ministre Chrétien, a dit ne pas voir l'utilité d'un tel compromis. La France est du même avis, a indiqué une porte-parole de l'ambassade de France à Ottawa.Extrait vidéo

Paul Heinbecker (archives)
L'ambassadeur canadien à l'ONU, Paul Heinbecker, propose d'accorder jusqu'au 28 mars à Bagdad pour se plier aux exigences en désarmement sans quoi il serait possible de recourir à la force.

Il s'agit d'un compromis entre la proposition franco-allemande de prolonger de quatre mois les inspections et celle de Washington et de Londres d'autoriser le recours à la force contre l'Irak.

Selon des diplomates à l'ONU, le Chili, le Mexique, le Pakistan et le Cameroun, qui figurent au nombre des indécis, voient, de leur côté, la suggestion canadienne comme un compromis intéressant.

Un diplomate chilien aux Nations unies a déclaré, sous couvert de l'anonymat, que son pays voyait de manière favorable la proposition canadienne. Des représentants du Pakistan et du Cameroun ont également manifesté suffisamment d'intérêt pour les idées canadiennes pour retourner dans leur capitale respective les soumettre à la discussion.

Jean Chrétien à son arrivée à Mexico.
Le premier ministre Jean Chrétien essaie lui aussi de rallier les indécis à la proposition canadienne. Il est en visite officielle au Mexique, qui contrairement au Canada, est membre du conseil de sécurité. Il rencontre jeudi le président Vicente Fox. Mercredi déjà, le ministre mexicain des Affaires étrangères a évoqué la possibilité de transmettre la proposition du Canada au Conseil de sécurité, même s'il n'a pas pris position sur la proposition.

Le Conseil de sécurité se réunit à huis clos jeudi, pour discuter du projet de résolution anglo-américain qui permet implicitement un recours à la force contre l'Irak.

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