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Bush prêt à frapper sans nouvelle résolution

Mise à jour le mardi 25 février 2003, 14 h 29 .

À l'occasion d'un point de presse, le président Georges Bush a affirmé que l'adoption de la nouvelle résolution par le Conseil de sécurité était utile et souhaitable, mais pas indispensable au déclenchement d'une guerre en Irak.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d'un désarmement total de l'Irak, et précisé qu'un désarmement partiel ne pourrait suffire à écarter une guerre.

Selon le président américain, Saddam Hussein tentera d'éviter un conflit armé en offrant une coopération mesurée, limitée où il ferait toujours le moins de concessions possibles en matière de désarmement.

Or, Georges Bush exhorte la communauté internationale à ne pas laisser le dictateur irakien mener le jeu et manipuler le système des inspections onusiennes. «À notre avis, il est temps qu'il (Saddam Hussein) désarme complètement son pays».

D'autre part, le chef de la Maison Blanche a averti les dirigeants ou généraux irakiens que s'ils prennent des vies innocentes ou détruisent des infrastructures vitales en cas de conflit armé, ils seront jugés pour crimes de guerre.

Appuyés par l'Espagne, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté lundi un projet de deuxième résolution sur l'Irak devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans ce document, les trois alliés soutiennent que Saddam Hussein a manqué la dernière chance de se désarmer et s'est exposé à de graves conséquences.

De son côté, le premier ministre britannique Tony Blair a qualifié d'absurde l'idée défendue par la France et l'Allemagne que les inspecteurs convaincront l'Irak de se désarmer. L'ambassadeur américain à Paris a, lui, jugé que l'usage par la France de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU serait considéré comme un geste très inamical par Washington.

Il semble donc qu'après avoir usé, sans trop de succès, de stratégies diplomatiques pour trouver des appuis à cette résolution, M. Bush ait voulu faire davantage pression sur Saddam Hussein et sur la communauté internationale en réitérant son intention d'aller en guerre sans l'approbation des Nations unies s'il le faut.

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