Tony Blair tente de convaincre ses troupes Mise à jour le mardi 25 février 2003, 14 h 12 . Le premier ministre britannique convoque la Chambre des communes en session d'urgence pour débattre du dossier irakien.
Tony Blair a ouvert son discours en réaffirmant qu'il ne souhaitait pas la guerre. Il a néanmoins aussitôt ajouté que la sécurité mondiale et l'autorité des Nations unies étaient en jeu, rappelant que l'ONU avait déjà adopté 17 résolutions, en vain, à l'encontre du régime de Bagdad. Il a indiqué qu'il entendait laisser deux semaines supplémentaires à Saddam Hussein pour coopérer à 100%, à défaut de quoi une attaque militaire serait la seule issue, précisant que tout ce qui est inférieur à une conformité complète ne suffit pas.
Dans son allocution, il a, en outre, critiqué sévèrement le mémorandum franco-allemand sur l'Irak, estimant qu'il est absurde de penser que les inspecteurs puissent trouver des armes mortelles sans la pleine coopération de Bagdad. «L'idée que les inspecteurs puissent renifler les armes et les documents qui s'y rapportent sans l'aide des autorités irakiennes est absurde. Ce n'est pas une agence de détectives et, même si c'était le cas, l'Irak est un pays à la superficie comparable à celle de la France» a-t-il déclaré.
Le premier ministre britannique a déjà l'appui de son cabinet et du parti conservateur. C'est dans son propre camp que les esprits sont divisés. Au moins une centaine de travaillistes pourraient, en effet, voter contre le gouvernement sur ce dossier. Plusieurs observateurs, estiment qu'il s'agit donc du discours le plus important de Tony Blair depuis qu'il a été élu à la tête de la Grande-Bretagne en 1997.
Son discours devrait être suivi d'un débat.
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