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Iran : les Gardiens de la Révolution en alerte maximum

Mise à jour le dimanche 23 février 2003, 18 h 57 .

En Iran, le chef des Gardiens de la Révolution, Rahim Safavi, a déclaré qu'un demi-million de militaires avaient été mis en alerte maximum, en prévision d'une attaque anglo-américaine contre l'Irak. Le corps d'élite des Gardiens de la Révolution, placé sous le contrôle direct de l'ayatollah Ali Khamenei, protège les frontières iraniennes et défend les ultraconservateurs au pouvoir. Les dirigeants iraniens, inquiets des bouleversements que pourraient provoquer une guerre chez leur voisin, ont répété à plusieurs reprises qu'ils tenaient leurs soldats prêts à toute éventualité. Le régime de Téhéran a aussi réitéré son appel aux Américains à ne pas franchir les «lignes rouges» entre l'Iran et l'Irak.

Le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a rencontré en fin de semaine le président iranien, Mohammed Khatami
Entre-temps, le New York Times a affirmé que des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique avaient découvert en Iran un petit réseau de centrifugeuses pour l'enrichissement d'uranium. Les inspecteurs auraient aussi appris que le pays dispose d'éléments nécessaires pour fabriquer un nombre substantiel d'autres centrifugeuses. Ces informations relancent les craintes de voir Téhéran chercher à se doter d'armes nucléaires. Washington accuse l'Iran de poursuivre en secret un programme nucléaire militaire. Les autorités iraniennes rétorquent que leur programme nucléaire est uniquement à vocation civile.

L'Iran a révélé récemment qu'il entendait produire 6000 mégawatts d'électricité à partir de ses génératrices nucléaires afin de combler les besoins grandissants d'énergie de sa population de 65 millions d'habitants.

Les autorités américaines estiment pour leur part que les réserves importantes de pétrole en Iran suffisent largement et rendent inutile le programme nucléaire. Les États-Unis demeurent sceptiques quant à la bonne volonté de l'Iran qui n'a selon eux peut-être pas révélé l'existence de ses sites nucléaires à l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Rappelons que, selon le président Bush, l'Iran fait partie de l'«axe du mal», au côté de l'Irak et de la Corée du Nord.

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