Les États-Unis prêts à la guerre Mise à jour le vendredi 21 février 2003, 23 h 37 .  | | Donald Rumdfeld dans une interview à PBS | Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, affirme que les troupes américaines et britanniques sont prêtes à envahir l'Irak. De son côté, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a estimé que la confrontation entre dans sa phase finale. Les deux alliés ont déployé plus de 200 000 militaires dans la région, en plus de centaines d'avions de combat et de dizaines de navires de guerre.
 | | Les troupes américaines attendent en Roumanie que la Turquie accepte de les recevoir | Reste aux Américains à s'entendre avec la Turquie, pour pouvoir y déployer des troupes. Depuis plusieurs jours, les deux pays se livrent à un difficile marchandage, mais le ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis, annonçait vendredi un déblocage imminent. Un projet de loi autorisant le déploiement de troupes américaines en Turquie sera présenté au parlement turc au début de la semaine prochaine. Ankara exige 30 milliards de dollars. Les États-Unis proposent 26 milliards.
 | | Saddam Hussein
(archives) | L'Irak aussi est sur un pied de guerre. Le président Saddam Hussein a réuni ses plus proches conseillers et chefs militaires afin de discuter des préparatifs pour faire face à une intervention armée contre son pays. Par ailleurs, plus de la moitié des employés étrangers de l'ONU en Irak ont quitté le pays. Sur les quelque mille personnes employées par les différentes agences de l'ONU, il n'en reste que 460, ont déclaré des responsables internationaux sous couvert de l'anonymat.
Diplomatie
Chez les partisans de l'emploi de la force contre l'Irak.
 | | Jose Maria Aznar | Les États-Unis cherchent à resserrer les rangs entre les partisans de la guerre. Le président américain, George Bush, recevra vendredi soir, dans son ranch texan, le chef du gouvernement espagnol, Jose Maria Aznar. De son côté, le Premier ministre britannique, Tony Blair, a rencontré vendredi à Rome son homologue italien Silvio Berlusconi pour parler de la nouvelle résolution sur l'Irak en préparation pour le Conseil de sécurité. M. Blair sera par ailleurs reçu samedi en audience par le pape Jean Paul II, opposé à la guerre.
Chez les partisans de la poursuite des inspections
Le président de la France, Jacques Chirac, a confirmé implicitement vendredi le risque d'une intervention unilatérale des États-Unis contre l'Irak, mais il a réaffirmé la volonté de la France de régler la crise par les voies pacifiques des inspections de l'ONU. M. Chirac clôturait le sommet France-Afrique, à Paris. Jeudi, les leaders africains qui participaient à cette rencontre, se sont prononcés pour la poursuite des inspections en Irak. Il s'agit d'une prise de position importante car trois des pays participants à ce sommet (Angola Guinée Cameroun) sont aussi membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
La France a d'ailleurs fait vendredi un nouveau geste en faveur du renforcement des inspections en Irak. Deux avions espions, des Mirage IV P, ont quitté leur base dans le sud de la France à destination du Golfe. Les Mirage IV P sont équipés pour effectuer des missions de reconnaissance photographique. Ces deux appareils accompagnés de deux ravitailleurs et de 70 personnes vont se rendre dans une base du Golfe, dont le nom n'a pas été révélé. On pense toutefois qu'ils pourraient rejoindre la base Prince Sultan d'Al Kharj, en Arabie saoudite, où se trouvent déjà huit Mirage français qui participent aux opérations de contrôle de la zone d'exclusion aérienne dans le sud de l'Irak.
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