Le Canada en faveur d'une nouvelle résolution Mise à jour le mardi 25 février 2003, 21 h 58 . Le Canada essaie de convaincre le membres du Conseil de sécurité des Nations unies d'adopter une nouvelle résolution sur l'Irak qui fixerait au plus tard à la mi-avril le délai accordé à Bagdad pour se conformer à ses obligations de désarmement. D'après le Globe and Mail, le premier ministre Jean Chrétien a multiplié les appels aux chefs de gouvernements, au cours des derniers jours, pour faire valoir cet échéancier.
L'ambassadeur du Canada à l'ONU, Paul Heinbecker, qui intervenait mercredi dans le cadre du débat spécial au Conseil de sécurité, a suggéré de fixer « une échéance rapprochée pour que l'Irak se conforme à ses tâches ». M. Heinbecker a par ailleurs demandé aux inspecteurs de dresser une liste des principales exigences auxquelles l'Irak doit encore se plier.
Des sources diplomatiques à l'ONU ont déclaré que l'idée du Canada a été plutôt bien reçue, mais qu'elle arrive peut-être un peu tard. Les Britanniques, avec l'appui des États-Unis, devraient présenter dans les prochains jours une seconde résolution qui pourrait donner moins de temps aux Irakiens pour se conformer aux exigences internationales concernant son désarmement.
Le retour des questions aux Communes
Aux Communes, la proposition canadienne à l'ONU est passée presque inaperçue en raison du regain de confusion au sujet de la position du gouvernement Chrétien quant à la participation du Canada en cas de guerre en Irak.
Mardi, on croyait que Jean Chrétien avait dissipé tous les doutes en disant qu'il n'était pas question de participer à la guerre sans l'ONU, mais mercredi, plusieurs libéraux ont nuancé ses propos. À la sortie d'une réunion du caucus libéral, le message était que le Canada appuie toujours le processus à l'ONU, mais qu'il garde ouvertes, toutes les options.
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