Jacques Chirac fustige les futurs membres de l'UE Mise à jour le lundi 17 février 2003, 20 h 18 . À l'issue du sommet extraordinaire de l'Union euroéenne sur l'Irak, le président français Jacques Chirac a sévèrement critiqué les futurs membres de l'Union pour leur alignement sur les États-Unis, affirmant qu'ils avaient «manqué une bonne occasion de se taire». Les dirigeants de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque avaient signé fin janvier la «Lettre des huit», initiée par le Britannique Tony Blair et l'Espagnol José Maria Aznar pour soutenir la position de George W. Bush.
Alors que la France et l'Allemagne se posaient en champions du camp de la paix, l'initiative de ces pays avait fait éclater au grand jour les divisions de l'Europe et permis aux dirigeants américains de railler «la vieille Europe».
 | | Les dix futurs membres de l'Union européenne. | «Je trouve que la Roumanie et la Bulgarie ont été particulièrement légères de se lancer ainsi alors que leur position est déjà très délicate à l'égard de l'Europe», a insisté le président français. Les candidatures de ces deux pays ont été repoussées par les Quinze à au moins 2007, à la différence des trois pays baltes, de la Slovénie et de la Slovaquie qui doivent entrer en 2004 dans l'UE, comme la Pologne, la République tchèque et la Hongrie. Interrogé sur la raison pour laquelle il dirigeait ses critiques contre les pays candidats et non contre les Britanniques, les Espagnols, les Italiens ou les Portugais - également signataires de la lettre de soutien au président américain -, Jacques Chirac a répondu que ceux-ci avaient «plus de droits». «Quand on est dans la famille, on a quand même plus de droits que quand on demande à entrer, qu'on frappe à la porte», a-t-il déclaré.

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