L'OTAN toujours paralysée Mise à jour le mercredi 12 février 2003, 17 h 18 .  | | Le secrétaire général de l'OTAN | Les 19 ambassadeurs de l'OTAN, qui se sont réunis mercredi matin à Bruxelles, pour la quatrième fois en trois jours, n'ont toujours pas trouvé de solution pour sortir de l'impasse dans la crise irakienne. Le secrétaire général, George Robertson, a présenté à cette occasion un projet de compromis prévoyant de limiter les demandes de soutien de l'Alliance en cas de guerre en Irak à des mesures uniquement axées sur la protection de la Turquie. Le dossier devrait être soumis aux capitales alliées et de nouvelles discussions sont prévues dans la soirée.
L'OTAN s'est enfoncée dans la crise depuis le triple veto opposé lundi par la France, l'Allemagne et la Belgique à une liste de demandes américaines de soutien en cas de guerre en Irak. Cette liste comprenait des mesures de protection pour la Turquie, ainsi que deux dispositions relatives à la protection des forces américaines en Europe et le remplacement de soldats américains stationnés notamment dans les Balkans appelés sur d'autres théâtres d'opérations. Washington réclamait également le déploiement de batteries de missiles anti-missiles Patriot, l'utilisation des avions-radar Awacs et l'envoi d'unités spécialisées dans la lutte contre les armes bactériologiques et chimiques.
La Turquie, quant à elle, avait repris pour son compte les demandes américaines, en invoquant lundi l'article 4 du traité fondateur de l'OTAN, qui stipule que les alliés doivent se consulter lorsque l'un d'entre eux craint une menace pour sa sécurité ou son intégrité territoriale. Le trio franco-germano-belge a refusé jusqu'à présent d'accéder aux requêtes conjuguées d'Ankara et de Washington, de crainte d'envoyer un mauvais signal en engageant l'OTAN dans une logique de guerre.
Le Secrétaire d'État américain accuse la France, l'Allemagne et la Belgique d'utiliser indument l'OTAN pour faire valoir leur opposition à une guerre en Irak. Colin Powell estime que l'Alliance atlantique risque de se fissurer, parce que ces trois pays refusent de prendre leurs responsabilités
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