Le Canada s'implique davantage Mise à jour le mardi 11 février 2003, 19 h 29 . Le ministre canadien de la Défense, John McCallum, a confirmé l'information parue dans le quotidien Globe & Mail, à l'effet qu'un groupe de 25 officiers canadiens ont été dépêchés sur une base américaine au Qatar, pour participer à la planification d'une éventuelle attaque contre l'Irak. Ces officiers travaillaient depuis quelques mois déjà à cette planification au centre de commandement de Tampa, en Floride.
Le ministre de la Défense a déclaré que la décision de transférer les officiers au Qatar, où est installé le commandement américain en vue d'une éventuelle intervention en Irak, ne signifiait absolument pas que la position canadienne sur la question irakienne avait changé. M. McCallum a répété, comme il le fait souvent, que dans le monde militaire, il faut se préparer longtemps d'avance.
Un Canadien à la tête de la patrouille navale
D'autre part, les autorités canadiennes ont confirmé que Washington et Ottawa ont confié au commodore canadien, Roger Girouard, le commandement de la coalition navale internationale chargée de patrouiller dans le Golfe persique. M. Girouard commandera la « Task Force 151 », qui regroupe des navires de guerre des États-Unis, d'Allemagne, de France, d'Italie, du Canada et de Grèce. Sa mission, placée sous contrôle des Nations unies, est de contrôler les équipages et d'escorter ou inspecter les navires présents dans le Golfe.
M. Girouard, qui est originaire de Montréal, avait dirigé la force tactique d'intervention canadienne envoyée en 1999 au Timor Oriental.
L'opposition défaite en Chambre
D'autre part, le gouvernement libéral a défait aux Communes une motion de l'opposition qui voulait obliger le gouvernement à tenir un vote sur la participation du Canada à une éventuelle attaque contre l'Irak. La motion de l'Alliance canadienne, l'opposition officielle aux Communes, a été défaite par 148 voix contre 103. M. Chrétien a répété à plusieurs reprises que la décision d'engager ou non le Canada dans un conflit en Irak relevait du cabinet et non des Communes.
Dans une autre motion, le Bloc Québécois proposait d'obliger le gouvernement à n'envisager une participation canadienne à une guerre en Irak qu'après l'adoption d'une deuxième résolution des Nations unies. La motion du Bloc a été défaite elle aussi par le gouvernement. Fait à signaler: quatre députés libéraux ont voté avec le Bloc, et contre le gouvernement, sur cette motion.
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