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Kofi Annan ne veut pas d'une guerre unilatérale en Irak

Mise à jour le dimanche 9 février 2003, 9 h 07 .

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a lancé sans réserve un avertissement à Washington, affirmant qu'une intervention unilatérale en Irak ne serait pas tolérée et que la guerre doit rester un ultime recours.

Dans un discours prononcé au William and Mary College , à Williamsburg, en Virginie, le secrétaire général de l'ONU a déclaré que toute décision de désarmer l'Irak par la guerre doit être prise par les Nations unies et seulement si toute autre tentative a échoué. L'usage de la puissance militaire pour faire respecter les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU est une question qui doit être considérée non par un État seul, mais par la communauté internationale dans son ensemble, a-t-il dit.

L'allocution du secrétaire général, diffusée par les principales chaînes de télévision, a été prononcée alors que le président américain, George W. Bush, avait déclaré vendredi que la résolution 1441 parlait d'elle-même et stipulait très clairement des conséquences très sérieuses si Saddam Hussein refusait de désarmer.

M. Annan a également souligné que les inspections peuvent fonctionner. Il a rappelé que de 1991 à 1998, date de leur départ, les inspecteurs de l'ONU ont détruit beaucoup plus d'armes et d'installations que tous les bombardements de la coalition pendant la guerre du Golfe.

Mais le secrétaire général a toutefois évoqué que si l'Irak laisse passer sa dernière chance et continue à défier la communauté internationale, le Conseil de sécurité devra faire un nouveau choix plus sévère.

Lançant apparemment un appel aux membres du Conseil opposés jusqu'à présent à la force, le secrétaire général a lancé: «Quand il le faudra, le Conseil devra faire face à ses responsabilités». Il n'a pas exclu un recours possible à la force, soulignant qu'il s'agirait d'un ultime recours, puisqu'une guerre est une catastrophe humaine qui causerait des pertes et des souffrances terribles au peuple irakien. Mais l'éviter incombe d'abord et avant tout aux responsables irakiens, a déclaré Kofi Annan.

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