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L'OTAN demeure divisée sur la question irakienne

Mise à jour le jeudi 6 février 2003, 19 h 35 .

L'OTAN a de nouveau échoué jeudi à trouver un accord global sur les demandes américaines de soutien en cas de conflit en Irak. La France, l'Allemagne et la Belgique refusent toujours d'engager l'Alliance dans les préparatifs de guerre.

À l'issue d'une réunion extraordinaire des 19 pays membres, le secrétaire général, George Robertson, s'est néanmoins dit confiant d'aboutir à un consensus en début de semaine prochaine. Il faut dire que le secrétaire général a mis les propositions américaines sous la procédure dite «de silence» jusqu'à lundi en milieu de matinée, ce qui signifie qu'elles seront considérées comme acceptées si aucun pays ne rompt le silence.

Le 15 janvier, les États-Unis ont demandé à l'OTAN un soutien logistique en cas de guerre contre l'Irak. Les Américains revendiquent l'utilisation de bases militaires, le survol des espaces aériens, des facilités de ravitaillement et des mesures défensives de l'OTAN afin de protéger la Turquie. Les Américains veulent aussi que l'OTAN assume un rôle en Irak après la guerre, mais cette proposition a été écartée.

Toutefois, la France, l'Allemagne et la Belgique refusent toujours que l'Alliance mandate formellement ses experts militaires pour plancher sur les différents scénarios d'invasion de l'Irak. Le trio estime qu'une telle décision reviendrait à juger la guerre inévitable et veulent d'abord une poursuite des inspections onusiennes en Irak.

Lord Robertson a reconnu la persistance d'un désaccord sur «le moment» à partir duquel l'OTAN devrait s'engager dans des préparatifs militaires. Il a néanmoins souligné que la solidarité de l'OTAN avec la Turquie n'était pas mise en cause. Ankara a publiquement souhaité pouvoir bénéficier du soutien de l'Alliance en cas d'attaque irakienne, notamment du déploiement de batteries de missiles antimissiles Patriot et d'avions de surveillance Awacs.

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