Reportages de la Première Chaîne Entrevues et reportages
AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens

Les inspecteurs réclament un changement d'attitude de l'Irak

Mise à jour le jeudi 6 février 2003, 20 h 50 .

Mohammed el Baradeï et Hans Blix (archives).
Mohamed ElBaradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a appelé jeudi l'Irak à apporter des «changements drastiques» à sa coopération avec les inspecteurs. «L'Irak ne coopère pas pleinement», a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion avec le premier ministre Tony Blair, à Londres. «Nous devons montrer que des progrès ont été faits dans notre rapport», a souligné le patron de l'AIEA.

«Notre mission à Bagdad ce week-end sera décisive. Nous espérons y obtenir une coopération à 100 % des autorités irakiennes. Dans le cas contraire, nos rapports, vendredi prochain, ne seront pas ce que nous aimerions qu'ils soient», a renchéri Hans Blix, le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (COCOVINU). M. Blix a ajouté que c'était à l'Irak de démontrer qu'il ne possédait plus d'armes de destruction massive et qu'une résolution pacifique de la crise demeurait leur objectif.Extrait vidéo

MM. Blix et ElBaradeï doivent se rendre ce week-end à Bagdad pour des discussions avec les autorités irakiennes. Selon le porte-parole Ueki, certains points soulevés par Colin Powell devraient être évoqués à cette occasion. Les deux hommes doivent remettre, le 14 février, leur prochain rapport au Conseil de sécurité.

Un scientifique irakien est interrogé seul

Amer al-Saadi
Le conseiller présidentiel irakien Amer al-Saadi a affirmé jeudi que, pour la première fois, un expert irakien en armement avait répondu à des questions des inspecteurs des Nations unies en l'absence de responsable irakien, signe d'un déblocage dans le processus de désarmement.

Selon le général Amer al-Saadi, en charge du dossier de l'armement, cet entretien se déroulait «au moment même» où il en faisait l'annonce à la presse à Bagdad. Le porte-parole des inspecteurs onusiens, Hiro Ueki, a confirmé qu'un tel entretien était prévu avec un biologiste dans la soirée mais il n'a pas fourni de détails.

Sur le terrain, les experts onusiens ont visité jeudi une académie militaire, ainsi qu'une brasserie et un site d'armement à Bagdad. Des visites surprises ont également été menées dans les laboratoires d'un complexe médical et au siège des services irakiens de l'eau et de l'assainissement. Enfin, le dépôt du complexe d'Al-Touwaitha, situé à 15 kilomètres au sud de Bagdad, qui se trouvait au coeur de l'ancien programme nucléaire irakien, a également été inspecté.

Depuis leur retour en Irak le 27 novembre dernier, les inspecteurs ont mené plus de 500 inspections, mais n'ont trouvé aucune preuve formelle de la reprise du programme d'armement de destruction massive par le régime irakien.

Bagdad ridiculise les preuves américaines

Le gouvernement irakien a tourné jeudi en dérision les preuves présentées mercredi par le secrétaire d'État américain Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Le général al-Saadi, chimiste de formation et ancien chef des programmes d'armement de pointe, a estimé qu'«aucune preuve convaincante» de la présence d'armes de destruction massive en Irak n'avait été fournie et que l'argumentation du chef de la diplomatie américaine contenait des éléments de «fiction» qui s'adressait à des personnes mal informées.

Il a jugé cette argumentation «indigne d'une superpuissance», avant de reprendre point par point les éléments présentés par Colin Powell pour assurer qu'ils s'agissaient de documents fabriqués. En particulier, il a écarté les affirmations du chef de la diplomatie américaine sur les déplacements de camions qui montreraient que l'Irak cherche à dissimuler des informations secrètes. Il a également nié tout rapport entre Bagdad et le réseau terroriste d'Al-Qaeda.

Hyperliens *
* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes


Imprimer Autres sections
  AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens


Notre équipe - Retour au site Nouvelles

© Radio-Canada.ca - 2003