Ankara dit oui à Washington Mise à jour le jeudi 6 février 2003, 23 h 45 . Au terme d'un débat à huis clos, le parlement turc a autorisé des spécialistes américains à se déployer sur le territoire turc pour moderniser plusieurs aéroports et ports dans le sud et sud-est du pays, en prévision d'une éventuelle opération militaire contre l'Irak. Le huis clos avait été imposé par des députés du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, malgré les vives protestations des députés du Parti républicain du peuple (opposition). Un deuxième vote crucial sur le rôle de la Turquie dans une éventuelle guerre se tiendra le 18 février prochain. Les députés turcs devront alors se prononcer sur l'ouverture des bases aériennes du pays aux troupes américaines. Si les députés votaient en faveur de cette ouverture, Washington recevrait un appui de taille à sa stratégie d'encerclement de l'Irak. En cas d'opération militaire, les Américains pourraient en effet ouvrir un deuxième front contre l'Irak.
Les États-Unis ont également demandé à Ankara d'autoriser le déploiement de 80 000 soldats sur son sol, ce à quoi Ankara n'a toujours pas donné son accord. De même, le gouvernement turc exclut, pour l'instant, toute participation de ses soldats à une guerre contre l'Irak. En effet, malgré le vote de jeudi, favorable aux plans américains, la Turquie, pays membre de l'OTAN, craint les répercussions politiques et économiques sur la région d'une action militaire contre le régime de Saddam Hussein.
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