Bagdad dénonce les preuves américaines Mise à jour le mercredi 5 février 2003, 17 h 43 . L'ambassadeur irakien aux Nations unies estime que les déclarations du secrétaire d'État américain, Colin Powell, n'ont aucun lien avec la vérité «Ce sont des suppositions et des présomptions qui s'accordent toutes à la politique américaine qui vise un objectif connu», a déclaré Mohammed Al-Douri.
Colin Powell a affirmé devant les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU que Bagdad cachait des armes interdites et entretenait des liens avec des terroristes. L'Irak, qui n'est pas membre du Conseil de sécurité, a eu exceptionnellement son droit de réplique.
 | | Mohammed Al-Douri | Mohammed Al-Douri dénonce la fiabilité des sources d'information citées par le secrétaire d'État américain. En ce qui concerne les usines mobiles de fabrication d'armes chimiques et biologiques, l'ambassadeur affirme qu'aucune preuve de leur existence n'a été trouvée. Mohammed Al-Douri a répété que l'Irak n'avait pas d'armes de destruction massive. «Il est évident que M. Powell n'a pas atteint les buts qu'il recherchait», a-t-il ajouté.
L'ambassadeur irakien a par ailleurs démenti que l'Irak avait des relations avec l'organisation Al-Qaeda. Le diplomate a de plus réaffirmé que son pays était disposé à coopérer avec les inspecteurs afin qu'ils puissent finir leur mission.
L'Irak donnera plus tard une réponse plus détaillée à la présentation de Colin Powell.

|