Un Conseil européen spécial pour éviter la guerre? Mise à jour le mardi 4 février 2003, 14 h 22 . La Grèce envisage la possibilité de tenir un Conseil européen extraordinaire pour étudier les derniers scénarios afin d'éviter une guerre en Irak. Les pays d'Europe sont divisés sur la question irakienne. La Grande-Bretagne appuie Washington alors que la France et l'Allemagne s'opposent à une intervention militaire. Mais depuis la co-signature d'une lettre prônant l'alignement avec la position américaine par huit pays européens, l'unité européenne est encore plus compromise.
 | | Le président de la Commission européenne, Costas Simitis, et son prédecesseur, Romano Prodi. | Athènes croit toutefois que le climat est encore favorable à une prise de position commune de l'Europe et à une approche pacifiste du conflit. Mais elle n'a pas arrêté de date ni de lieu pour ce Conseil spécial, préférant attendre la divulgation des preuves par le secrétaire d'État américain Colin Powell, mercredi, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, que l'Irak détient toujours des armes interdites. Athènes laisse donc ouverte la possibilité de renoncer à ce Conseil extraordinaire des 15, soulignant que seul un objectif clair pourrait justifier la tenue d'un tel sommet. La Grèce n'exclut pas non plus la possibilité de coopérer avec la Ligue arabe qui pourrait envoyer des émissaires à Bagdad pour convaincre Saddam Hussein de se plier aux obligations de désarmement fixées par l'ONU.
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