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Bagdad réitère ses menaces en cas d'attaque

Mise à jour le lundi 3 février 2003, 20 h 55 .

Amer al-Saadi
Lors d'une rencontre à Bagdad avec des députés du Parlement européen, le conseiller à la présidence irakienne, le général Amer al-Saadi, a déclaré lundi que Washington serait incapable de convaincre le Conseil de sécurité de l'ONU de frapper l'Irak pour le désarmer. Il a également estimé qu'une action militaire unilatérale américaine serait une attitude de «mafia».

De son côté, le président du Parlement irakien, Saadoun Hammadi, a mis en garde contre les lourdes pertes qu'infligerait son pays aux États-Unis si ces derniers envoyaient des troupes pour renverser Saddam Hussein. En même temps, l'Irak a promis de faire de «son mieux» à l'occasion de la prochaine visite à Bagdad, samedi, d'Hans Blix et de Mohamed ElBaradeï, les deux chefs des inspections de l'ONU.

Saddam Hussein en personne doit livrer sa propre vision de la confrontation américano-irakienne dans un entretien télévisé avec l'ancien parlementaire britannique et militant pacifiste, Tony Been. Selon ce dernier, l'interview a été enregistrée dimanche et sera diffusée dans un jour ou deux.

Lundi, le président irakien a tout de même réagi en déclarant que Londres devrait conseiller à son allié américain de ne pas attaquer l'Irak. Saddam Hussein a rappelé la résistance de son pays contre l'occupation britannique, il y a plus de 70 ans. La Grande-Bretagne a occupé l'Irak en 1918 avant de le placer sous mandat entre 1920 et 1930, date à laquelle le pays a accédé à l'indépendance.

Sur le terrain

Les experts onusiens ont effectué lundi des visites surprises dans plusieurs sites, dont une usine de fabrication de pièces détachées pour missiles à Bagdad, un complexe chimique dans le sud de la capitale déjà visité à plusieurs reprises, ainsi qu'une usine de détergents située à 260 kilomètres.

Par ailleurs, Bagdad a affirmé avoir tiré lundi des missiles sol-air contre des avions de combat américains et britanniques qui effectuaient des raids sur le nord et le sud de son territoire.

Près de 90 000 soldats américains sont déjà déployés dans la région du Golfe. Après l'USS Constellation et l'USS Harry Truman, un troisième porte-avion américain, l'USS Abraham Lincoln, est désormais à distance de tirs de l'Irak et un quatrième les rejoindra bientôt, selon des responsables américains.

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