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Hans Blix met en pièces les arguments de Bush

Mise à jour le vendredi 31 janvier 2003, 20 h 50 .

Les inspecteurs n'ont rien trouvé d'incriminant contre l'Irak
Le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (COCOVINU), Hans Blix, a démenti les allégations du président américain George Bush, selon lesquelles il existe des liens entre le gouvernement irakien et le réseau terroriste al-Qaeda.

Dans un entretien avec le New York Times, M. Blix a également démenti que ses équipes aient découvert que Bagdad déménage ou cache ses installations illégales, comme l'a affirmé le secrétaire d'État Colin Powell. Le chef des inspecteurs a également contredit M. Bush, qui a affirmé que des agents secrets irakiens se faisaient passer pour des scientifiques.

Quant à la théorie du président américain, selon laquelle une guerre contre l'Irak permettrait d'éviter un attentat à grande échelle utilisant des armes biologiques, chimiques ou nucléaires, M. Blix l'a tournée en dérision. Selon lui, la sécurité mondiale est plus solide maintenant qu'à l'époque de la guerre froide.Extrait vidéo

Par ailleurs, M. Blix s'est déclaré prêt à accepter une invitation du président irakien Saddam Hussein, qu'il inciterait à collaborer davantage avec les inspecteurs onusiens. M. Blix n'a toutefois pas indiqué si lui et son collègue de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradeï, allaient accepter l'invitation de se rendre à Bagdad avant le 10 février pour discuter des moyens d'améliorer la coopération entre les deux parties. Cette invitation leur a été transmise jeudi par un conseiller de Saddam Hussein.

Mohamed ElBaradei
De son côté, M. ElBaradeï a déclaré vendredi qu'il voulait avoir l'assurance de progrès dans les inspections en Irak avant d'accepter de retourner à Bagdad. Il a indiqué qu'il répondrait à cette invitation après l'intervention du secrétaire d'État américain Colin Powell devant le Conseil de sécurité, le 5 février, au cours de laquelle il doit présenter des preuves que l'Irak détient des armes de destruction massive.

Un nouveau rapport le 14 février

Par ailleurs, les Nations unies ont indiqué que les deux chefs onusiens allaient remettre un nouveau rapport au Conseil de sécurité le 14 février. Le 27 janvier, ils ont remis un rapport mitigé sur les 60 jours d'inspections. Ils ont déclaré qu'aucune preuve n'a pu être recueillie confirmant la possession ou la fabrication par l'Irak d'armes de destruction massive mais ils se sont plaints du peu de collaboration des autorités irakiennes, notamment au sujet des interviews de scientifiques.

Des inspections aériennes ont été effectuées vendredi pour la première fois depuis le retour en Irak des experts onusiens en désarmement. Cinq sites dans Bagdad et sa région ont été survolés en hélicoptère : deux installations du complexe militaire al-Falouja, un centre de recherche agricole et biologique, l'ancienne centrale nucléaire de Touwaithan et un ancien site de recherche biologique à Salman Park. De plus, une équipe spécialisée dans les armes chimiques, s'est rendue au siège d'une compagnie d'approvisionnement agricole, alors que deux autres ont visité deux sites qui produisent des munitions.

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