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Bush et Blair: un dernier délai de six semaines pour désarmer?

Mise à jour le samedi 1 février 2003, 23 h 51 .

La presse britannique affirmait samedi que le président Bush et le premier ministre Blair se sont entendus pour donner au régime irakien un dernier délai de six semaines pour désarmer. Selon Tony Blair, Saddam Hussein peut encore éviter la guerre en coopérant pleinement avec l'ONU. Le chef du gouvernement britannique était à Washington vendredi.

À cette occasion, le président américain et le premier ministre britannique ont déclaré que le président irakien Saddam Hussein n'a pas procédé au désarmement de l'Irak selon les demandes des Nations unies et qu'il doit être tenu pour responsable par la communauté internationale.

«C'est un test de la communauté internationale», a déclaré vendredi soir Tony Blair, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche tenue à l'issue de sa rencontre avec le président américain.

De son côté, George W. Bush a déclaré que lorsqu'il présentera des preuves à l'ONU la semaine prochaine, le secrétaire d'État américain Colin Powell montrera clairement que Saddam Hussein «est en train d'essayer de duper le monde». «Nous ferons bien comprendre que Saddam Hussein est une menace à la paix», a ajouté M. Bush. Le président américain a tout de même accepté du bout des lèvres l'idée d'une deuxième résolution de l'ONU avant le déclenchement des hostilités, telle qu'évoquée par M. Blair.Extrait vidéoExtrait audio

Lors d'une entrevue au réseau de télévision CNN accordée avant la rencontre à la Maison Blanche, le premier ministre Blair a en effet déclaré vendredi qu'il «serait bon d'obtenir une deuxième résolution» du Conseil de sécurité des Nations unies avant toute intervention militaire contre l'Irak. M. Blair est arrivé jeudi soir aux États-Unis.

Rencontre entre Bush et Berlusconi de jeudi
La rencontre Bush-Blair suit la visite, à Washington, du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi. À cette occasion, le président américain avait déclaré que la durée des négociations diplomatiques sur la crise irakienne était une question de «semaines, non de mois».

Les deux dirigeants européens font partie des huit signataires d'une lettre publiée jeudi dans plusieurs quotidiens européens. Outre la Grande-Bretagne et l'Italie, le Danemark, l'Espagne, le Portugal ainsi que la Pologne, la République tchèque et la Hongrie se sont engagés à suivre les États-Unis dans une éventuelle guerre contre l'Irak, y compris sans l'aval des Nations unies.

L'Allemagne minimise les dissensions au sein de l'UE

Gerhard Schröder
Cet appel constitue une rebuffade contre la France et à l'Allemagne, opposées à toute action militaire contre Bagdad s'il n'est pas prouvé que l'Irak détient des armes de destruction massive. Tentant de minimiser toutefois cette impression de division, le chancelier Gerhard Schroeder a tenu à rappeler jeudi que les ministres des Affaires étrangères de l'Union avaient pris une position commune lundi dernier appelant à un règlement pacifique de la crise irakienne.

Malgré son opposition répétée à une guerre, l'Allemagne a fait savoir qu'elle n'interdirait pas le survol de son territoire par les forces américaines en cas de guerre en Irak, y étant tenue par traité.

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