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Le Pakistan sert une mise en garde aux États-Unis

Mise à jour le jeudi 30 janvier 2003, 19 h 23 .

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Khurshid Mahmud Kasuri, a estimé mercredi que les États-Unis devaient être conscients des risques de réactions hostiles en cas d'intervention militaire en Irak.

«Du point de vue du Pakistan, je veux être assez franc sur le sujet. Il y a eu des réactions aux événements en Afghanistan que le gouvernement pakistanais a fait de son mieux pour contrôler. Il y aura des réactions aux événements en Irak et je veux que nos amis aux États-Unis en soient conscients», a-t-il affirmé.

M. Kasuri s'exprimait devant la presse à la Maison-Blanche après des discussions avec Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité du président américain. George Bush a également participé à cet entretien pendant une quinzaine de minutes.

Le ministre pakistanais pense qu'il y aura des réactions non seulement au Pakistan et dans le monde islamique, mais aussi en Europe. «Les gens seront furieux si des civils sont tués», a-t-il déclaré. M. Kasuri a toutefois assuré que le Pakistan espérait une solution pacifique à la crise irakienne.

Rumeurs sur Oussama ben Laden

Oussama ben Laden, l'homme le plus recherché de la planète (archives).
Interrogé sur des rumeurs faisant état de la présence d'Oussama ben Laden au Pakistan, M. Kasuri a indiqué qu'une telle éventualité était peu probable parce qu'«Oussama ben Laden est très grand (1m98) et il se ferait remarquer». Le chef de la diplomatie pakistanaise a aussi rappelé qu'il existait une prime sur la tête du chef de l'organisation terroriste Al-Qaeda. Il a indiqué que Pervez Musharraf, le président pakistanais lui-même, pensait qu'Oussama ben Laden était mort.

Un allié fidèle dans la guerre contre le terrorisme

Par ailleurs, M. Kasuri a affirmé que ses interlocuteurs américains l'avaient assuré de leur satisfaction concernant la collaboration d'Islamabad dans la lutte contre le terrorisme. Il a déclaré leur avoir fait part des préoccupations pakistanaises concernant les procédures d'enregistrement des étrangers aux États-Unis.

Washington a rejeté mercredi une demande des autorités d'Islamabad d'exempter leurs ressortissants vivant aux États-Unis des nouvelles règles américaines en matière d'immigration. Selon cette législation adoptée dans le cadre de la guerre au terrorisme, les hommes résidant aux États-Unis qui sont originaires d'une liste de 20 pays, pour la plupart musulmans, doivent désormais s'enregistrer auprès des autorités américaines.

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