L'Europe profondément divisée sur l'Irak Mise à jour le jeudi 30 janvier 2003, 17 h 42 . Plusieurs journaux européens dont le Times de Londres publient jeudi une lettre d'appui aux États-Unis signée par les dirigeants de huit pays européens. La Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Hongrie, le Danemark, la Pologne et la République tchèque avertissent que la crédibilité des Nations unies est en jeu dans cette crise. «Notre force réside dans l'unité», indique la lettre. Le texte affirme également que le rapport des inspecteurs en désarmement, présenté au Conseil de sécurité de l'ONU lundi, confirme que le comportement du président irakien, Saddam Hussein, est fait de «tromperie, dénégation et refus de se conformer aux injonctions internationales». Les dirigeants européens soulignent que Saddam Hussein et ses armes de destruction massive constituent une vraie menace pour la sécurité mondiale.
 | | Vaclav Havel | Au cours de la journée de jeudi, le gouvernement tchèque a indiqué que la signature du président Vaclav Havel, dont le mandat expire dimanche, n'engageait que ce dernier. «La position de la République tchèque est exprimée dans la résolution du gouvernement et dans celles adoptées par la Chambre des députés et le Sénat du Parlement tchèque», a déclaré un responsable tchèque. Cette résolution prévoit l'engagement de quelque 360 militaires tchèques dans une éventuelle opération militaire contre l'Irak, à condition qu'elle se fasse avec l'aval des Nations unies.
Cette lettre est vue comme une rebuffade à la France et à l'Allemagne, qui plaident pour la poursuite des inspections et des discussions dans le cadre de l'ONU pour éviter la guerre. La Hongrie qui a signé le document, a fait savoir que les premiers ministres des gouvernements britannique et espagnol en sont à l'origine.
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