Bagdad se fait menaçant Mise à jour le jeudi 30 janvier 2003, 17 h 44 . Au lendemain du discours du président américain sur l'état de l'Union, le vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, a assuré mercredi que l'Irak n'entretenait aucun lien avec le réseau terroriste Al-Qaeda et ne possédait pas d'armes de destruction massive. Lors d'une interview sur la chaîne américaine ABC, M. Aziz a mis au défi le président Bush de présenter une preuve de ce qu'il affirme. Il a ajouté que l'Irak était prêt à la guerre «demain» et se préparait pour «le pire des scénarios». «S'ils osent envahir l'Irak, ils subiront de lourdes pertes et, à la fin, ils perdront», a-t-il dit.
À l'occasion d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, l'ambassadeur irakien aux Nations unies, Mohamed Al-Douri, a promis pour sa part que l'Irak allait «coopérer activement afin de prouver que ces accusations sont fausses».
Sur le terrain, les experts en désarmement des Nations unies ont poursuivi mercredi leurs inspections. Ils ont notamment visité une usine de combustible pour missile, un dépôt de munitions et un centre de recherches agricoles.
Saddam Hussein galvanise ses troupes
Saddam Hussein a affirmé posséder d'«énormes capacités» et être prêt en cas d'attaque à «détruire et défaire» l'ennemi. Cette déclaration a été faite lors d'une réunion des chefs de son armée et a été diffusée mercredi par la télévision irakienne. «L'Irak n'est pas l'Afghanistan. L'Irak a d'énormes capacités et, au cours de toute leur histoire, les Irakiens n'ont jamais laissé des étrangers rester sur leur sol», a dit Saddam Hussein. Le président irakien a ajouté que les Américains n'avaient aucun droit d'attaquer l'Irak et que «chacun d'entre eux, jusqu'au plus petit soldat, était un agresseur nourrissant des ambitions».
Dans la rue, les gens disent encore espérer qu'il n'y aura pas de guerre avec les États-Unis et leurs alliés. Cependant, un conseiller du président irakien, Amer Al-Saadi, a déclaré que Bagdad ne se faisait pas beaucoup d'illusions sur la possibilité d'arrêter la machine de guerre américaine.

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