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Les États-Unis veulent calmer le jeu

Mise à jour le jeudi 30 janvier 2003, 17 h 50 .

Après une journée d'inflation verbale jeudi, des deux côtés de l'Atlantique, la Maison-Blanche et le département d'État américain ont choisi de baisser le ton.

Washington n'exclut plus la possibilité d'une deuxième résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pour ouvrir le chemin à l'usage de la force contre le gouvernement irakien, ainsi que le réclament Paris et Berlin.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleisher, a déclaré jeudi que « la France reste une alliée des États-Unis » et que Washington considère l'ONU comme un «canal utile», tout en ajoutant que ce n'est pas le seul.

Par ailleurs, le Los Angeles Times écrit que les États-Unis et la Grande-Bretagne envisagent maintenant de donner plus de temps aux experts en désarmement de l'ONU actuellement à l'oeuvre en Irak.

Jack Straw et Colin Powell
Devant les réserves de l'Allemagne, de la France et du Canada notamment, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, et le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, ont évoqué hier la possibilité de donner quelques semaines de plus aux inspecteurs, le temps de convaincre leurs alliés et l'opinion publique de la nécessité d'intervenir militairement.

C'est lundi que les inspecteurs de l'ONU en Irak présenteront leur rapport au Conseil de sécurité.

Des scientifiques exécutés ?

D'autre part, jeudi, le numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, a affirmé que le président irakien Saddam Hussein avait ordonné l'exécution de tous les scientifiques qui souhaiteraient coopérer avec les inspecteurs des Nations unies, ainsi que de leurs familles. Le secrétaire adjoint à la Défense a ajouté que les scientifiques avaient dû apprendre par coeur les réponses qu'ils devaient donner lors des entretiens avec les experts onusiens. Selon lui, des membres des services de renseignements irakiens se font même passer pour des scientifiques. Indéniable faucon au sein de l'administration américaine, M. Wolfowitz est l'un des chefs de file de la stratégie belliqueuse à l'égard de l'Irak.

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