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Selon vous, à quoi ressemblera la politique canadienne, après les élections du 28 juin?

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« Les Canadiens attendent plus de nous. Nous devons faire mieux : j'en prends l'engagement ce soir »
Paul Martin, premier ministre réélu, le 28 juin
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« On peut dire que c'est une victoire propre au Québec, n'est-ce pas? »
Le chef bloquiste Gilles Duceppe, le 28 juin
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| Mise à jour le mercredi 30 juin 2004 à 15 h 33
Élections: Jean Charest et Bernard Landry réagissent  | | Jean Charest | L'élection d'un gouvernement libéral minoritaire à Ottawa constitue, pour le premier ministre québécois, une occasion pour les provinces de renforcer leur consensus et d'unifier leurs demandes face à Ottawa, notamment sur les questions du déséquilibre fiscal et de la santé.
Pour Jean Charest, l'élection d'un gouvernement fédéral minoritaire aux Communes crée un nouveau rapport de forces favorable aux provinces. Il estime également que les vues de Paul Martin sur la question du déséquilibre fiscal se sont assouplies lors de la campagne.Par ailleurs, Jean Charest ne croit pas que l'élection de nombreux députés du Bloc au Québec témoigne d'un regain des appuis à la souveraineté. Bernard Landry ne prend pas ombrage du succès du chef bloquiste  | | Bernard Landry | Le leader du Parti québécois, Bernard Landry, est loin de sentir son leadership menacé par le chef bloquiste, Gilles Duceppe. M. Landry croit, au contraire, que plus il y aura de leaders souverainistes populaires, mieux ce sera pour la cause.
Le chef de l'opposition croit que l'influence du Bloc, avec ses 54 sièges, sera extrêmement importante avec un gouvernement minoritaire à Ottawa.M. Landry a admis que l'élection fédérale était un élément de plus dont il allait tenir compte au moment de prendre une décision sur son propre avenir politique. Il a expliqué que l'élection fédérale lui avait permis de faire progresser davantage sa réflexion – déjà avancée - sur le sujet. Il a ajouté que cette décision serait annoncée au plus tard à l'automne. Lorsque les journalistes lui ont demandé s'il allait rester en poste à cause des résultats du scrutin, il a simplement laissé tomber en souriant « que le vent était bon ».
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