Mise à jour le mardi 29 juin 2004 à 17 h 54
Le taux de participation poursuit sa chute Malgré l'élection la plus disputée des 25 dernières années au Canada, le taux de participation a poursuivi sa chute au pays. Seulement 60,5 %, soit 13,4 millions d'électeurs sur les 22 millions inscrits, se sont prévalus de leur droit de vote, soit une diminution de 1,8 % par rapport aux élections de 2000.Baisse marquée de la participation au Québec Le Québec, qui historiquement, affichait des taux de participation supérieurs à la moyenne nationale lors d'élections fédérales, a lui aussi accusé unebaisse marquée du taux de participation au scrutin de lundi. En tout, seuls 58,9% des électeurs inscrits au Québec se seront prévalus de leur droit de vote, soit 6 point de moins qu'à l'élection de 2000. Élections Canada n'aura donc pas réussi à renverser le désintérêt des Canadiens pour l'exercice électoral. Pourtant, le directeur général des élections, Jean-Pierre Kingsley, avait cette année déployé de nombreux efforts pour favoriser une meilleure participation des électeurs. Ainsi, près de 300 000 électeurs ont pu voter directement au bureau de leur directeur de scrutin ou par la poste, une nouveauté. De plus, selon les données d'Élections Canada, 1 244 739 personnes, soit environ 5,7 % des électeurs, s'étaient prévalus de leur droit au cours des trois jours de vote par anticipation, soit une augmentation de 60 % par rapport à l'élection de 2000. Mais celle-ci s'explique peut-être par les nombreux électeurs qui partaient en vacances d'été. Les Canadiens se désintéressent des élections Historiquement et traditionnellement, les Canadiens ont pourtant été des modèles de participation démocratique. Avant les années 80, il n'était pas rare de voir la proportion de votants atteindre 70 %, voire 80 %. Mais depuis 20 ans, le taux de participation aux élections fédérales est à la baisse – pour ne pas dire en chute libre.Parmi les raisons avancées par les observateurs de la scène politique, notons l'impopularitré des leaders, l'importance des enjeux débattus pendant les campagnes et surtout, l'effritement de la confiance des citoyens envers la politique et la façon dont on l'exerce.
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