 | 
Élections au Québec: c'est parti Mise à jour le jeudi 13 mars 2003, 9 h 37 . Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, a rencontré mercredi matin Mme le lieutenant gouverneur du Québec, Lise Thibault, pour lui demander de dissoudre l'Assemblée législative. Des élections générales au Québec auront lieu le 14 avril dans 125 circonscriptions.
La lutte s'annonce serrée si l'on se fie aux récents sondages qui montrent les trois partis au coude à coude dans les intentions de vote. Les stratèges et organisateurs de campagne vont concentrer leurs efforts dans les circonscriptions. Le Parti québécois, qui détient 67 sièges sur 125 à l'Assemblée nationale, sollicite un troisième mandat.
Le premier ministre Landry lancera la campagne péquiste mercredi soir à Montréal. Le chef libéral Jean Charest, lui, sera dans sa circonscription de Sherbrooke, et le chef adéquiste Mario Dumont sera dans la sienne, à Rivière-du-Loup.
Bernard Landry
Le premier ministre du Québec, dont c'est la première campagne à titre de chef du Parti québécois, mise sur le bilan de son gouvernement et le contenu du budget de mardi pour être réélu.
Lors d'un point de presse qui a suivi l'annonce des élections, Bernard Landry a dit qu'il envisageait avec sérénité la campagne qu'il vient de lancer. Le chef péquiste s'est montré passablement optimiste quant à la perspective d'une guerre en Irak pendant le déroulement de la campagne, se disant confiant que la paix sera préservée jusqu'aux élections.
M. Landry s'en est remis à la crédibilité de son parti. Il s'est d'ailleurs référé au bilan de son gouvernement, récemment livré lors congrès du PQ, pour justifier cette crédibilité et sa confiance en cette campagne.
Quant au volet changement, la question nationale en demeure le point de mire. Il a souligné que le changement tel qu'annoncé par l'ADQ ne semblait pas être capable de trouver crédibilité auprès de l'électorat. M. Landry a également fait part de sa volonté de venir en aide aux familles avec la semaine de quatre jours pour les parents, avec l'élargissement des garderies à cinq dollars, et les crédits d'impôts aux jeunes des régions.
Jean Charest
De son côté, le chef libéral, Jean Charest, semblait d'attaque. Avec une assurance ferme qui reflète son slogan «Nous sommes prêts», M. Charest a consacré l'ensemble de son point de presse à imager les chiffres «catastrophiques» reliés aux déboires du gouvernement péquiste. Les chevaux de bataille sont sensiblement les mêmes que ceux abordés lors de son discours de lancement de campagne électorale dimanche dernier.
M. Charest a souligné que la baisse du taux de chômage dans les régions est une illusion puisqu'il découle en fait de l'exode massif de plus 50 000 habitants des régions éloignées, exode qu'il compare à la fermeture d'une ville de l'ampleur de Drummondville. Le chef libéral a longuement illustré les pertes de près de 13 milliards de la Caisse de dépôt et placement du Québec, largement dues à une mauvaise gestion à laquelle il associe le gouvernement. Il a dit que ces pertes correspondaient au salaire de 26 000 infirmières pendant dix ans, au budget annuel du ministère ou encore à 1896 $ dans la poche de chaque citoyen.
Mario Dumont
Le chef de l'Action démocratique, lui,a souligné l'effort de son parti à assurer un avenir différent qui tienne réellement compte des atouts et richesses de la province pour les jeunes comme pour les personnes plus âgées. M. Dumont dit qu'il a réuni une équipe capable d'implanter des changements au Québec et bâti un programme politique à partir de ce qui s'est discuté au fil des années.
Il entend poursuivre cette vision d'un nouveau modèle de gouvernement que son parti incarne. Un parti, selon lui, moins paternaliste, ayant la volonté de donner plus d'autonomie aux citoyens, et de mettre en second plan de vieux débats tels que la question nationale.
La campagne sera d'une durée de 33 jours. Au moment de la dissolution de l'Assemblée, la répartition des sièges était la suivante: Parti québécois 68, Parti libéral 50, Action démocratique 5 et deux députés siégeaient comme indépendants.
Cette élection était tellement attendue que des militants des divers partis étaient à pied d'oeuvre aux petites heures du matin, mercredi, avant même le déclenchement des élections, pour installer affiches et panneaux électoraux, notamment à Montréal, Québec et Sherbrooke. Les partis ont décidé de se lever tôt afin d'installer leurs panneaux aux meilleurs endroits.
Élections au Québec : la lutte s'annonce serrée. 
|
| | * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes |
|  |


À
VOUS LA PAROLE!

Vos
commentaires sur les questions posées pendant la campagne
À
LA RADIO

Les
reportages de la Première Chaîne
SONDAGES

Les
sondages de la campagne
ÉQUIPE
INTERNET
|  |