 Chrétien ne voulait pas de Dezainde, selon GaglianoDernier témoin de la commission Gomery, l'ancien ministre des Travaux publics affirme que le premier ministre était défavorable à la nomination de Daniel Dezainde comme directeur général du PLC. L'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, a entamé son deuxième témoignage, mardi après-midi, devant la commission Gomery. Il a demandé à être réentendu pour rétablir certaines allégations faites par d'autres témoins. M. Gagliano a affirmé qu'en 2001, le premier ministre Jean Chrétien n'était pas d'accord avec la nomination de Daniel Dezainde au poste de directeur général de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC).
C'est la présidente du PLC-Québec, Françoise Patry, qui recommandait sa nomination. Selon M. Gagliano, M. Chrétien n'avait pas apprécié des « gestes disgracieux » commis par M. Dezainde, partisan de Paul Martin, lors de la course au leadership de 1990. Néanmoins, il aurait laissé M. Gagliano prendre la décision. Dans son témoignage, l'organisateur libéral Giuseppe Morselli affirmait que c'était M. Gagliano qui montrait des réticences à l'embauche de M. Dezainde. Peu après son entrée en poste, Daniel Dezainde a congédié le solliciteur de fonds Béryl Wajsman, qui soupçonnait de pratiques douteuses.
 . | | Daniel Dezainde . |
Il a ensuite été confronté par M. Morselli, qui l'intimait de réembaucher M. Wajsman, ce qu'il a refusé. Le juge John Gomery a décidé d'ajourner les travaux de la commission à jeudi, où M. Gagliano devrait terminer son témoignage en après-midi. Les audiences feront relâche mercredi. Chrétien réclame que Gomery travaille seul Jeudi matin, la commission entendra une série de requêtes. L'une d'entre elles, présentée par les avocats de Jean Chrétien, demande que le juge Gomery soit le seul auteur du rapport, écartant ainsi les procureurs de la commission.
 . | | Jean Chrétien (archives) . |
Lundi, l'ancien premier ministre a retiré sa demande de destitution du juge Gomery devant la Cour fédérale. Il s'est rendu à un des arguments du gouvernement du Canada, selon lequel il serait trop tard pour remplacer le commissaire. Toujours jeudi, le juge Gomery soumettra la liste des enjeux et des questions auxquelles il désire voir les parties répondre dans ses plaidoiries. La commission entendra les plaidoiries des avocats à partir du 13 juin, ce qui pourrait durer deux semaines. Le juge Gomery doit ensuite se retirer pour rédiger ses rapports, qui feront des recommandations touchant la gouvernance et la délégation de responsabilité. Le rapport final doit être déposé à la fin de décembre.
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