 Patry choquée par les procédés de CorbeilL'ancienne présidente du PLC-Québec n'a pas apprécié que son directeur général efface la dette de campagne d'une députée envers le PLC, contrevenant ainsi aux règles du parti. L'ancienne présidente de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC), Françoise Patry, a terminé son témoignage devant la commission Gomery, mardi. Elle maintient n'avoir jamais été mise au courant par les directeurs généraux du PLC-Québec, Michel Béliveau et Benoît Corbeil, qu'ils avaient reçu des sommes d'argent comptant de l'homme d'affaires Jacques Corriveau, de PluriDesign. Elle affirme aussi n'avoir jamais été avisée que des travailleurs d'élections du PLC étaient payés par le biais d'agences de publicité. En outre, Mme Patry dit avoir été surprise et choquée de constater que, tout juste avant son départ au printemps 2001, M. Corbeil avait effacé la dette de campagne de la députée de Laval-Est, Carole-Marie Allard, envers le PLC.
Il a permis à Mme Allard de conserver la totalité des sommes provenant d'activités de financement et l'argent provenant du directeur général des élections, contrevenant ainsi aux règles habituelles du PLC, même si le parti était lourdement endetté. La veille, Françoise Patry a affirmé avoir alerté l'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, au sujet de la prise de direction des finances du parti par Joe Morselli et Beryl Wajsman, en 2001.
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