 Françoise Patry: Gagliano tenait à Morselli et à WajsmanL'ancienne présidente de l'aile québécoise du PLC affirme avoir alerté l'ex-ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano au sujet de la prise de contrôle des finances du parti par Joe Morselli et Beryl Wajsman en 2001. « Je comprends très bien que Beryl est protégé par Joe Morselli et que Morselli est ton ami, mais la situation est très préoccupante », aurait dit Françoise Patry à Alfonso Gagliano. Elle lui aurait remis un dossier contenant des factures de location de voiture, au profit de Beryl Wajsman, des appels interurbains qui n'étaient pas reliés à la collecte de fonds, des photocopies montrant qu'il faisait miroiter la possibilité de fournir des informations sur le gouvernement fédéral contre une contribution à l'aile québécoise du parti. Elle a également affirmé que M. Wajsman voulait percevoir un pourcentage sur les contributions partisanes obtenues. « J'en parle ce soir avec Joe, je dois manger avec lui », lui aurait répondu le ministre, qui ne lui en a jamais reparlé. Mais la situation inquiétait Françoise Patry. M. Wajsman « ne disait rien de ce qu'il faisait, ne rendait aucun compte au directeur général [Daniel Dezainde], encore moins à moi, la présidente. ». Mme Patry s'est alors tournée vers le bureau du premier ministre Jean Chrétien, où elle a été reçue par son chef de cabinet, Percy Downe, le 27 juin 2001. Michel Béliveau, vice-président francophone du PLC, également responsable du bureau de circonscription du premier ministre, assistait à la rencontre. On lui a dit de régler la situation avec M. Gagliano. Wajsman obtient son congé Laissés à eux-mêmes, Mme Patry et M. Dezainde ont congédié M. Wajsman, par courrier, pour éviter les grandes scènes. Peu après, M. Morselli déclarait la guerre à M. Dezainde.
 . | | Beryl Wajsman lors de son témoignage . |
Lorsque Mme Patry a informé le ministre Gagliano du congédiement de M. Wajsman, il lui aurait demandé: « Pourquoi as-tu fait ça? On a toujours bien travaillé ensemble. » Une dizaine de jours plus tard, M. Gagliano serait revenu à la charge, exprimant le désir que M. Wajsman soit réembauché. Mme Patry a alors refusé. Il lui a alors dit d'embaucher Irène Marcheterre, qui travaillait pour la campagne électorale municipale de Benoît Corbeil, candidat pour Vision Montréal. Un conseil qu'elle a suivi. Selon Mme Patry, elle se rapportait uniquement à Joe Morselli.
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