 Jean Chrétien fait marche arrièreL'ancien premier ministre retire sa demande de destitution du juge John Gomery, qui préside la commission d'enquête sur le programme des commandites. L'ancien premier ministre Jean Chrétien a annoncé, lundi, la suspension de sa demande de destitution du juge John Gomery, qui préside la commission d'enquête sur le programme de commandites. La requête devait être entendue en Cour fédérale la semaine prochaine. Dans un bref communiqué, les avocats de M. Chrétien ont fait savoir que leur client s'était rendu à un des arguments du gouvernement du Canada, selon lequel il serait trop tard pour remplacer le commissaire. Après avoir conclu une entente avec Ottawa, M. Chrétien se réserve toutefois le droit de « resoumettre une demande de contrôle judiciaire pour les mêmes motifs, ainsi que des motifs additionnels, à une date ultérieure ». Partialité présumée M. Chrétien voulait réclamer la récusation du juge Gomery pour cause de partialité présumée. Ses avocats se basaient sur une série d'entrevues accordées par le juge Gomery à différents médias du pays, en décembre 2004. Le juge Gomery avait alors qualifié le haut fonctionnaire responsable du programme, Chuck Guité, de « petit rusé ». Il avait aussi déclaré qu'il partageait les conclusions de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, selon qui le programme avait été géré de façon catastrophique.
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Enfin, au sujet de Jean Chrétien, le juge Gomery a dit que l'idée de faire imprimer des balles de golf à son nom relevait de la « petite politique de village ». Les avocats de Jean Chrétien reprochaient aussi au juge Gomery d'avoir parlé de « conspiration du silence » concernant des affirmations du greffier du Conseil privé, Alex Himelfarb. Selon ce dernier, il n'avait pas informé M. Chrétien du contenu du rapport de la vérificatrice générale, Sheila Fraser. En outre, ils notaient le refus du commissaire de retrancher du procès-verbal de la commission l'expression « blanchiment d'argent » qu'il a utilisée lors du témoignage de Jean Carle, du bureau de l'ancien premier ministre.
En février, les avocats de Jean Chrétien ont demandé au juge Gomery de se désister volontairement, mais celui-ci a rejeté leur requête. Le juge a néanmoins reconnu qu'il avait fait une « erreur » en accordant des entrevues aux médias, estimant qu'il a tenu des propos inappropriés et mal avisés.
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