Radio-Canada : Hubert Lacroix ignore l'ampleur des compressions à venir

Le PDG de CBC/Radio-Canada Hubert Lacroix (archives) Le PDG de CBC/Radio-Canada Hubert Lacroix (archives)   © PC/Sean Kilpatrick

Le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert Lacroix, est impatient de connaître l'ampleur des compressions budgétaires qui frapperont la société d'État.

Dans un discours prononcé vendredi à la tribune de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Lacroix a confié qu'il se demandait si les compressions allaient empêcher CBC/Radio-Canada de respecter les engagements pris dans son plus récent plan stratégique. Il a aussi dit ignorer combien d'emplois allaient devoir être supprimés.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a demandé aux ministères et aux organismes fédéraux de retrancher entre 5 et 10 % à leurs budgets de fonctionnement. Pour CBC/Radio-Canada, qui reçoit d'Ottawa 1,1 milliard de dollars par année, cela représente une ponction pouvant dépasser les 100 millions de dollars.

L'impact sur les programmes risque cependant d'être encore plus grand puisqu'il faudrait ajouter à cette somme les indemnités de départ à verser aux employés licenciés.

Hubert Lacroix a rappelé que les compressions de quelque 171 millions de dollars (incluant les indemnités de départ) effectuées en 2009 s'étaient traduites par la suppression de 800 postes permanents.

Le dirigeant a par ailleurs soutenu que l'industrie canadienne de la radiodiffusion, y compris les réseaux de télévision privés, ne pourrait pas survivre sans l'appui financier des gouvernements. Il a une fois de plus déploré les attaques dont CBC/Radio-Canada a fait l'objet de la part des médias appartenant à Quebecor.