Duceppe et Harper veulent des élections

Gilles Duceppe

Tandis que Jack Layton réserve sa décision, les chefs bloquiste et conservateur demandent à Paul Martin de déclencher dès maintenant des élections générales pour permettre à la population de se prononcer.

Gilles Duceppe

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a réagi à la publication du rapport Gomery, mardi, en réclamant des élections générales dès maintenant.

Après avoir passé en revue les conclusions du rapport, M. Duceppe a conclu « qu'on n'a pas besoin d'attendre le deuxième rapport [attendu le 1er février prochain] et que c'est à la population de juger ce Parti libéral et ce gouvernement libéral. »

Il ajoute que si le premier ministre pense que la population croit qu'il n'a rien à voir avec tout cela, il ne devrait pas avoir peur d'annoncer un scrutin.

Le chef du Bloc répète qu'à son avis, le Parti libéral n'a plus l'autorité morale pour gouverner. M. Duceppe demande aussi à M. Martin de cesser de s'opposer à ce qu'on fasse la lumière sur Option Canada.

Il rappelle qu'une somme de 4,8 millions de dollars a disparu juste avant le référendum de 1995, somme impossible à retrouver, selon l'ancien vérificateur général Claude Desautels.

Enfin, le Bloc estime à 5,4 millions de dollars les sommes reçues par le Parti libéral dans le cadre du programme de commandites.

Le PC aussi

Stephen Harper

Stephen Harper a réagi de la même manière, en estimant lui aussi que les libéraux n'ont plus la légitimité pour gouverner le pays.

« Le gouvernement libéral doit être défait », a déclaré M. Harper en point de presse.

Le chef conservateur invite le chef du NPD, Jack Layton, à décider au plus tôt s'il souhaite lui aussi renverser le gouvernement.

On se rappellera que c'est l'appui du NPD qui a permis au gouvernement Martin de survivre à un vote de confiance au printemps.

Jack Layton

Conservateurs et bloquistes ont absolument besoin de l'appui du NPD s'ils veulent renverser le gouvernement.

Les deux partis ne pourront toutefois poser la question de confiance au Parlement avant la semaine du 14 novembre, puisqu'aucune journée d'opposition ne leur a été accordée avant cette date.

Enfin, les partis d'opposition doivent aussi tenir compte du fait qu'en principe, le premier ministre Martin quittera le pays jeudi, afin de se rendre en Argentine.