Rapport Gomery: Jacques Corriveau montré du doigtSelon Le Devoir, le commissaire John Gomery attribuerait à Jacques Corriveau, un ami personnel de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, la paternité du système de ristournes au profit du Parti libéral.
 . | | Jacques Corriveau . |
Le premier rapport du commissaire John Gomery sur le scandale des commandites devrait paraître seulement mardi, mais il fait déjà des vagues. Selon Le Devoir, le juge y attribue directement à Jacques Corriveau la paternité du « système de ristournes » au profit du Parti libéral du Canada (PLC). Jacques Corriveau est un ami personnel de l'ancien premier ministre Jean Chrétien. Il a fondé l'agence Pluri-Design. Selon le rapport, il serait au coeur du système permettant au PLC de récupérer une partie des commissions perçues par des agences de communication et de commandites.
 . | | Le commissaire John Gomery, chargé d'enquêter sur le scandale des commandites . |
Le commissaire Gomery le désignerait comme l'homme qui a « acheminé une partie des fonds perçus dans les coffres du PLC, section Québec, afin de financer entre autres les campagnes électorales victorieuses de 1997 et 2000 », selon le quotidien. Dans leurs témoignages, Jean Brault, alors directeur de l'agence Groupaction, et Michel Béliveau et Daniel Dezainde, anciens directeurs généraux du PLC-Québec, l'ont désigné comme « l'argentier occulte du parti ». De plus, rappelle Le Devoir, Jacques Corriveau « se rendait régulièrement au bureau du fonctionnaire fédéral Charles Guité pour soutirer des commandites au profit de ses clients du monde de la publicité ». Le journal indique également que Jacques Corriveau « aurait mené des activités de démarchage au ministère des Travaux publics sans s'inscrire au préalable au registre des lobbyistes ». Cette infraction est passible d'une amende maximale de 25 000 $. Il aurait également usé de son influence dans le but d'obtenir le paiement de commandites pour des agences de publicité et des promoteurs avec lesquels il aurait conclu « des ententes secrètes », pour toucher des commissions. Cet acte pourrait lui coûter 14 ans de prison. Selon Le Devoir, ces constatations ont été transmises aux avocats de Jacques Corriveau dans un préavis confidentiel, daté du 12 mai dernier. M. Corriveau a ensuite donné des explications complémentaires au juge Gomery, le 27 mai. Ce témoignage pourrait donc avoir modifié les conclusions du juge, qui seront en partie publiées mardi.
 | * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes |
|
|