L'exode des familles se poursuit à Montréal

Une vue de Montréal <i>Photo : AFP / Timothy A. Clary</i> Une vue de Montréal Photo : AFP / Timothy A. Clary  Photo :  AFP/AFP / Timothy A. Clary

La Ville de Montréal perd ses citoyens au profit de ses banlieues, selon une étude publiée par l'Institut de la statistique du Québec. Le bilan migratoire de la Ville est d'environ -1 % (de 20 000 à 24 000 personnes) annuellement depuis au moins 2006-2007.

Bien qu'elle attire de nombreux Québécois - elle reçoit quelque 40 000 migrants de la province chaque année -, la ville de Montréal perd quelque 60 000 habitants par année.

Ces derniers quittent la métropole pour des régions adjacentes, comme les Laurentides (0,99 %), Lanaudière (0,88 %) et la Montérégie (0,37 %), qui ont bénéficié du plus important bilan migratoire positif de la province en 2011-2012.

Outre Montréal, le Nord québécois (- 0,42 %) et la Côte-Nord (- 0,32 %) ont connu les pires bilans migratoires en 2011-2012. La région du Bas-Saint-Laurent a connu un bilan migratoire interrégional négatif de - 0,02 % au cours de la même période.

Le Centre-du-Québec (0,36 %) et la région de la Capitale-Nationale (0,28 %) sont les régions qui ont le plus profité de la mobilité de la population québécoise à l'extérieur de la mouvance de la métropole.

De jeunes nomades

Les jeunes de 20 à 29 ans sont les Québécois qui se déplacent le plus à l'intérieur de la province. Environ 6,5 % des 20-24 ans et 6,1 % des 25-29 ans ont changé de région entre 2011 et 2012.

C'est d'ailleurs chez les jeunes que Montréal fait ses seuls gains migratoires. La métropole, tout comme la Capitale-Nationale, attire les 15-24 ans depuis 2001-2002. Québec affiche un bilan migratoire interrégional de 2 % dans cette catégorie d'âge depuis 2001-2002.

Les soldes migratoires par région administrative au Québec (2011-2012) Les soldes migratoires par région administrative au Québec (2011-2012)

De leur côté, les 25-44 ans - de même que leurs enfants (0-14 ans) - prennent plutôt la direction de la banlieue (Laval, Lanaudière et Montérégie). On observe ce phénomène depuis 2001-2002.

L'Institut de la statistique du Québec, qui cite une étude exposant les causes de la mobilité des jeunes, souligne que plusieurs facteurs expliquent le nomadisme des jeunes Québécois. Au début de l'âge adulte, ces derniers sont plus susceptibles de déménager puisqu'ils quittent le foyer parental, poursuivent des études postsecondaires, entrent sur le marché du travail, forment de nouveaux couples ou donnent naissance à des enfants.

Au Québec, quelque 3 % de la population (211 000 personnes) ont changé de région administrative en 2011-2012.

Les migrants interrégionaux au Québec de 1998 à 2012 Les migrants interrégionaux au Québec de 1998 à 2012