Sommet sur l’enseignement supérieur

Manifestations, vandalisme et une arrestation

Des manifestations et des actes de vandalisme ont marqué la première journée du Sommet sur l'enseignement supérieur organisé par le gouvernement du Québec.

Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont dispersé en fin de journée les manifestants au centre-ville après avoir déclaré l'« attroupement illégal dû aux actes criminels commis ». Ils ont fait état d'une arrestation pour « agression armée ».

Plusieurs manifestants s'étaient déplacés sur le boulevard De Maisonneuve, à Montréal, avant de se rassembler au square Cabot. Ils se sont dirigés vers L'Arsenal qui accueille les travaux du sommet. Un important dispositif de sécurité les y attendait.

Les marcheurs se sont ensuite dirigés vers l'est, rue Notre-Dame, sans avoir à aucun moment fait part de leur itinéraire.

Des manifestants interrogés par des journalistes de Radio-Canada ont plaidé pour un débat plus large, estimant que les travaux du sommet, étalés sur deux jours, ne sauront pas suffisants aborder en profondeur tous les dossiers.

Avant l'ouverture du sommet, une vingtaine de manifestants avaient marché en silence, aux abords de L'Arsenal. Les protestataires, dont certains étaient masqués, portaient une banderole où l'on pouvait lire « Grève mondiale contre les mesures d'austérité ». Ils étaient encadrés par des policiers à vélo.

Le SPVM prêt à faire face aux débordements

Le SPVM se disait prêt à faire face à tout débordement devant l'édifice historique du secteur de Griffintown. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) prêtent main-forte à leurs collègues montréalais à l'intérieur du bâtiment, notamment pour assurer la sécurité de la première ministre. Selon les autorités policières, tout a été mis en place pour assurer sécurité et fluidité de la circulation.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, avait dit ne pas s'attendre à des débordements. « Nous ne nous sommes pas lancés dans une confrontation et nous ne sommes pas au coeur d'une crise, a-t-il expliqué. Il y en a eu une, l'année dernière, une crise. On n'est pas dans une crise actuellement. On a réussi à désamorcer ce rapport-là. »

« Il y a des tensions dans le milieu universitaire, mais on n'est plus dans une situation de crise. » — Pierre Duchesne

Les bureaux de trois députés péquistes vandalisés

Les bureaux du député Léo-Bureau Blouin, vandalisés

Les immeubles abritant les bureaux de trois députés péquistes, dont deux ministres, ont été vandalisés lundi matin.

Les bureaux de Beloeil du ministre Pierre Duchesne ont été barbouillés avec de la peinture rouge. Celui de Jean-François Lisée, ministre responsable de la région de Montréal, a également été vandalisé. Des vitres ont été fracassées et de la peinture blanche a été utilisée pour écrire « enlisée dans l'austérité ».

À Laval, l'entrée du bâtiment donnant accès aux bureaux du député et ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a subi le même sort.

L'édifice du ministère de l'Éducation, situé au 600 rue Fullum, a aussi été la cible de vandales. Des murs et des vitres ont été souillés.