Aéroport Montréal-Trudeau : menace de grève des agents de contrôle

Les syndiqués exercent déjà des moyens de pression, explique Vincent Maisonneuve.

Les quelque 600 agents de contrôle et coordonnateurs de points de fouille employés par la firme Securitas à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, à Dorval, rejettent les dernières offres patronales.

« Nous espérons toujours négocier et arriver à une entente sans avoir à perturber le service à l'aéroport. Mais s'il le faut, les agents de contrôle sont prêts à aller en grève », a déclaré le représentant syndical Michel Courcy, dans un communiqué mercredi matin.

Le représentant du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, précise que les négociations achoppent notamment sur le salaire qui oscille actuellement entre 15 $ et 21 $ de l'heure.

Les agents réclament la parité avec leurs collègues de Toronto, qui ont signé un contrat récemment.

« Le message est clair, les agents de Montréal n'accepteront pas d'être traités comme des travailleurs de deuxième classe. » — Michel Courcy

Ils réclament également des espaces décents pour manger, « parce qu'il manque de places dans la cafétéria », disent-ils.

Les syndiqués ont déjà pris des moyens pour indiquer leur mécontentement dans le cadre des négociations, depuis octobre dernier. Des éléments de l'uniforme ont été mis de côté pour être remplacés par des pantalons de camouflage, des pyjamas ou encore des casquettes syndicales.

Le Conseil canadien des relations industrielles devra bientôt décider des activités devant être maintenues en cas de grève. Les travailleurs pourront déclencher une grève une fois que cette décision aura été rendue.

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mercredi 17 décembre

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