Justin Trudeau ira à un congrès sur l'islam malgré les critiques

Le reportage de Luc Chartrand

La participation de Justin Trudeau à une conférence sur l'islam, la semaine prochaine à Toronto, suscite la réprobation d'organisations juives. Malgré les mises en garde de certains organismes, dont B'nai Brith Canada et les Amis du Centre Simon Wiesenthal, M. Trudeau entend maintenir sa participation à cet événement qui lui permettra, dit-il, de créer des ponts entre les musulmans et les autres Canadiens.

Des conférenciers des quatre coins de la planète doivent participer à la 11e Conférence sur le Renouveau de l'esprit islamique.Ce n'est pourtant pas la première fois que des politiciens fédéraux s'y rendent : l'ancien chef néo-démocrate Jack Layton a déjà été du nombre des participants et le premier ministre Stephen Harper avait envoyé un message de félicitations aux organisateurs, l'année dernière.

Toutefois, les organisations accusent l'un des commanditaires de l'évènement, l'organisme IRFAN, d'avoir fourni de l'argent au Hamas palestinien à travers son aide versée à la bande de Gaza. Selon Steven Slimovitch, conseiller national de B'Nai Brith Canada, IRFAN a perdu son statut caritatif, l'an dernier, parce qu'il a transféré de l'argent au Hamas. Le groupe réfute cette allégation.

L'organisation de la conférence considère aussi qu'il ne s'agit que d'allégations. « Nous ne sommes pas au courant de telles activités et nous ne sommes pas en relation avec des groupes ayant de telles affiliations », a déclaré une bénévole, Farhia Ahmed.

M. Slimovitch a aussi ajouté avoir indiqué à M. Trudeau, dans une lettre adressée à l'aspirant-chef du Parti libéral du Canada, que certaines organisations qui participeront à la conférence ont déjà tenu des discours antisémites par le passé.

Or, M. Trudeau n'a pas répondu à cette missive. Son bureau a fait savoir qu'il n'était pas disponible dans les prochaines semaines.

Toutefois, Justin Trudeau a indiqué qu'il comptait se rendre à la conférence malgré les critiques afin de continuer à livrer un « message profondément rassembleur ».

« Je n'ai pas besoin de justifier pourquoi 20 000 jeunes Canadiens ont besoin d'entendre un message inclusif et ouvert », a-t-il lancé.

Avec un reportage de Luc Chartrand

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