Droits de scolarité au Québec : un débat de société

Deuxième rencontre avant le Sommet sur l'éducation

Sommet de l'enseignement supérieur

Les acteurs du milieu de l'éducation se réunissent à nouveau, jeudi et vendredi, pour la seconde rencontre préparatoire au Sommet de l'enseignement supérieur, à Trois-Rivières. Il sera question cette fois de l'accessibilité et de la participation aux études supérieures.

Les représentants des étudiants, des établissements, des professeurs et de la société civile présenteront leurs positions et leurs recommandations à ce sujet. La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a d'ailleurs déposé son mémoire sur l'accessibilité aux études collégiales jeudi matin.

En plus d'y réitérer sa volonté de mettre un terme à l'endettement des étudiants, la fédération porte dans ce document une attention particulière à l'accessibilité aux études dans les cégeps en région. « Les cégeps de régions n'arrivent pas à remplir leurs classes et les cégeps des grands centres urbains accusent un surplus », déplore la FECQ. Cette situation a cours parce que les établissements urbains ne respectent pas le nombre permis d'étudiants dans leurs murs, affirme la fédération.

Par ailleurs, si elle conçoit que la facture que doit payer un étudiant pour aller à ses cours ne représente pas un facteur crucial dans la poursuite des études au cégep, elle demeure néanmoins « l'un des aspects ayant le plus d'impact sur sa décision de poursuivre ou de ne pas poursuivre des études universitaires », précise le document.

À lire aussi : Notre dossier sur l'Accessibilité à l'éducation, un objectif, deux visions.

Le ministre Duchesne sollicite « de grands efforts collectifs »

Dans une lettre envoyée aux participants avant la rencontre, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, dit espérer que tous voudront s'élever au-dessus de leurs intérêts particuliers dans le cadre de cette deuxième rencontre qui survient après la présentation d'un budget provincial « qui impose des efforts à tous », rappelle-t-il.

« Il y en a qui voudraient qu'on mette au pas les étudiants, d'autres, qu'on monte en épingle des erreurs de gestion qui ont été commises [...] Il y en a qui affirment que tout est décidé d'avance. Je réponds à tous que ma porte est ouverte, que c'est dans le dialogue que nous pouvons construire. » — Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur

Le ministre ajoute d'ailleurs que « la situation budgétaire dont notre gouvernement a hérité ne permet pas de répondre à court terme aux besoins de financement de nos institutions d'enseignement supérieur comme nous aimerions le faire ni, sans doute, comme elles le méritent ».

Au début du mois de décembre, le gouvernement a décidé d'imposer des réductions budgétaires de 124 millions de dollars aux universités québécoises, ce qui a suscité l'incompréhension et la colère des milieux universitaires et du réseau des cégeps. 

Les recteurs des universités, choqués par ces compressions qui leur ont été d'abord annoncées en privé, avaient ébruité l'affaire, qualifiant les demandes du gouvernement « d'irréalistes ».

La première rencontre préparatoire au Sommet sur l'enseignement supérieur était axée sur le thème de la qualité de l'éducation. En tout, quatre rencontres doivent avoir lieu. Ces rencontres doivent préparer le terrain pour le Sommet sur l'enseignement supérieur en février. Le financement des universités sera au coeur des discussions.

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